Coming out

Journaliste, c’est un des rares mots de la langue française à ne pas avoir la même signification au pluriel et au singulier. Prenons deux exemples concrets: « Ah ces journalistes, tous des menteurs », mais « Quoi? T’es journaliste? Waaah trocoooool! Tu voyages beaucoup? » (à cette question, jeune padawan scribouillard, il faut répondre par un sourire monalisatesque. Il ne faut pas détruire les rêves des gens qui nous voient rampant sous les bombes alors qu’on est en train de s’empiffrer à l’apéro du choeur mixte)

Quelques exemples presque au hasard de journaleux: (mais de toutes façons, tous des menteurs)

Le ‘tit jeune qui n’en veut:

Il rêve de gloire, de strass, de paillettes, de signer des autographes, de CNN. Ce qui est idiot, les gens ne lisent pas les signatures en bas des articles, sinon ils se rendraient compte que tous les articles de la rubrique internationale de son quotidien régional sont signés par les dénommés Reuters et AFP (Alain-Ferdinand Poujol) et arrêteraient de demander si on voyage beaucoup. Mais bon, ne brisons pas les rêves du ‘tit jeune qui n’en veut. Il fait donc toutes les inaugurations, les assemblées communales de parti, serre des tas de mains et consomme des wagons entiers de cartes de visite.

Le consciencieux: (je mets tout au masculin pour généralifier, mais les consciencieux que je connais, c’est des consciencieuses)

Il vérifie 21 fois chacune de ses sources. Il veut être sûr de n’oublier aucun détail dans ses papiers. Du coup, le moindre article sur la courge de 320 kilos cultivée par monsieur Ducommun de Vugelles-la-Motthe lui prend une semaine de préparation, une semaine de rédaction, une semaine de « rah mais je vois pas où je pourrais encore racourcir, j’avais 12724 signes, là j’en suis à 8012 et je dois en faire 400… Non parce que si j’enlève le passage où je dis qu’il aime bien la fondue savoyarde, ça risque de vexer son cousin au sixième degré…je vais appeler la marraine de son plombier pour voir ce qu’elle en pense »

Le j’m’enfoutiste:

Le même que celui d’avant, sauf que c’est le contraire.

L’écrivain raté:

Il est persuadé qu’il écrit trop bien pour le commun des mortels qui a l’outrecuidance d’acheter le journal dans lequel il a la bienveillance d’écrire, parce qu’il faut bien manger et que ces salauds d’éditeurs lui refusent tous ces romans pourtant merveilleux, parce qu’ils ont peur qu’il fasse de l’ombre aux écrivains déjà établis. Quelque part, il a un peu raison: il écrit tellement bien qu’il faut prévoir quatre ou cinq heures pour comprendre le lead de son article « les sapeurs-pompiers de Rueyres-les-Prés tiennent leur assemblée générale ».

le Bluthund:

il aime les histoires qui sentent le sang, le sexe, la fange, les trucs sordides. Du coup, on les lui refile avec plaisir. Il hésite pas à se salir les mains. Il n’a pas d’amis. Si il apprend un truc malodorant sur quelqu’un, il ne lâche plus sa proie. Même si le quelqu’un est son concierge, son ami d’enfance, sa mère. Il a un gros salaire, mais il le dépense en procès. Il reçoit plein de coups de fils en période électorale.

L’ex ‘tit jeune qui n’en a voulu:

A force d’apéros, il a pris du ventre et ses joues arborent de magnifiques teintes automnales, dues à des années de p’tits verres de blanc. Il est divorcé, sa femme en ayant eu un peu marre des « ouais mais je peux pas louper l’assemblée du ski-club de Suscévaz, tu comprends, Jean-Robert Gloupowsky sera là, c’est super important, il va probablement annoncer sa candidature au poste de vice-secrétaire de l’association des amis de la pêche au vairon du Pied du Jura, j’aimerais pas que la concurrence l’apprenne avant moi, tu comprends, mais promis, dans six mois j’ai un trou dans mon agenda, on passe la soirée ensemble ». Il tutoie plein de monde, mais à force de p’tits verres de blanc, il ne se souvient plus trop qui. Il aime bien les nouveaux ‘tits jeunes qui n’en veulent à qui il dit: « ouais moi j’aurais pu aller à CNN mais bon, tu comprends, j’suis mieux là, j’ai des relations et tout »

Le supertalentueux:

Il est trop gentil pour faire un bon journaliste. Et trop flemmard, aussi, un peu, mais bon il compense. Son rêve, c’est d’être payé pour écrire/filmer/microphoner des conneries. Ou alors d’être nommé correspondant permanent aux Maldives. (On sait jamais, ça peut toujours marcher ce truc là)

piscine municipale

J’ai découvert un blog au contenu d’une lucidité impressionnante.

Mais en fait, j’ai découvert un autre truc sur la page d’accueil de u-blog. Un truc terrible et terrifiant. Les blogs, dans leur immense majorité, ne parlent ni santé, ni gastronomie, ni rencontres. Ils évitent comme la guigne les sujets tels que télévision, voyages et sciences. L’immense majorité des blogs sont des journaux intimes.

Et comme me faisait remarquer un type à qui je faisais remarquer que des fois, la majorité elle dit des conneries, mais on parlait élections helvétiques et pas blogs, « Si que c’est le peuple qu’il l’a dit, alors c’est que c’est que le peuple il a raison. »

Ca fait 178 notes que j’écris des trucs pas vraiment intimes et vraiment pas journalistiques. Z’auriez pu me prévenir quand même. Mais c’est en faisant des erreurs qu’après on n’en fait plus, sauf certaines erreurs qu’on fait 45 fois en deux ans dans la joie et l’allégresse, comme disait un type célèbre mort dont le nom n’est pas passé à la postérité vu qu’il n’était pas super intéressant, comme gars.

Je vais donc réparer cette erreur et vous raconter ma vie trépidante et dubitatoire. Qui a dit on s’en fout? Oui ben si tu t’en fous t’as qu’à pas lire…euh si, si, faut lire, mais tout en faisant semblant de jouer du biniou en tenue de rugbyman namibien. Parce que bon, j’écris pas pour être lu, mais quand même, si j’étais lu que par la famille Berlincourt de Mezieux (69), écrire aurait autant d’intérêt que de regarder la Petite Maison dans la Prairie en urdu. Sauf que ça m’apprendrait pas comment on dit « Mais voyons, Charles Ingalls, vous savez bien que nos invités n’aiment pas les gourmandises » en urdu, mais là je m’égare.

Donc, ma vie. Quand j’avais six ans, j’étais d’une taille plutôt inférieure à celle qui est la mienne aujourd’hui. Je fréquentais alors assidûment les tripots mal famés de Treycovagnes. C’est à cette époque que je découvrissait la pelote basque, activité ludique qui n’allait nullement m’intéresser.

Je me rappelle encore des soirées mouvementées que nous passions les soirs de réveillon, fort peu nombreux en cette terrible période de récession économique et bataviaire. Mon oncle Achilée interprétait les meilleurs morceaux d’Hélène Ségara au bandonéon pendant que mes onze frères et soeurs reprenaient en choeur une part de tarte aux griottes d’élevage.

Et puis, tout a changé le jour, funeste et roboratif, où rien ne fut plus comme avant. Soudain, les choses devenirent différentes. Rien ne ressemblit plus à comme c’était avant que ça soit différent. C’était, je m’en rappelle comme si c’était hier, hier. Sur le coup de midi. Comme chaque jour, futile et innocent, je sortis de mon boulot qui me paie tous les 25 du mois parce que c’est fait par des ordinateurs alors ils oublient jamais de le faire parce qu’ils sont malins, même si des fois ils le sont pas très, par exemple quand ils me disent qu’ils n’ont trouvé aucun t610 alors que franchement, il est quand même visible ce bon dieu de t610, même une poule y retrouverait ses petits, pour aller dépenser une partie de ma paie gagnée à la sueur de ma troisième lombaire dans une infâme gargotte où je pourrais me restaurer de quelque civet de cheval à la mode de chez nous, mais pas de chez nous en fait, de chez les types du restaurant.

Je vais vous raconter ma vie, donc. Et bien, des fois, avoue-je, il m’arrive d’avoir 19 minutes à tuer et de le faire en improvisant des conneries que personne ne lit jusqu’au bout, j’espère, sinon ça veut dire que vous êtes vraiment désoeuvrés, faudrait voir pour vous inscrire dans un club de scrabble, sur le clavier de mon écran, ce qui présente l’incroyable avantage de faire croire que je bosse, vu que j’exerce une magnifique profession fort décriée où on tape avec ses doigts sur d’innocents claviers de type qwertz, mais je pense que ça marcherait aussi avec des azerty. Mais nous on a des qwertz par mesure d’économie, vu qu’un clavier azerty en vaut deux.

ne sortez jamais sans

C’est une suite. Donc forcément, c’est beaucoup moins bon mais ça va faire un succès commercial quand même et ça va booster les ventes de dvd du premier épisode.

Donc, le timide qui croise une charmante inconnue au sourire iridescent, en général, il ne fait que la croiser. Et naïvement, il se dit que si il trouvait un prétexte pour aborder la susmentionnée, il finirait bien par réussir à lui faire croire qu’il est drôle, culturé, tout ça et à la convaincre d’aller voir si la rose qui ce matin avait déclose.

Des fois, il observe discrètement ses camarades non-timides. D’un côté, il s’intéresse à leurs stratégies d’approche, de l’autre les voir prendre des bides le comble lâchement de bonheur. Il prend des notes mais se dit qu’il n’osera jamais des trucs habiles et malicieux du genre « madame vous êtes chatoyante comme un champ de blé en Antarctique », « bonjour, c’est pour un sondage » ou « t’as pas du feu ». Et se dit, qu’à lui, ça ne lui arrivera jamais. Surtout parce qu’il ne sait pas dessiner.

Des fois, il confie ses cerises.

Euh excusez-moi, j’ai un double diabolique qui passe son temps à faire des jeux de mots déplorables.

Des fois, il confit ses problèmes à une pote qui ni une ni deux retrouve le numéro de téléphone de la mademoiselle et apprend ainsi que la mademoiselle est une madame. Du coup, le timide évite soigneusement les 148 kilomètres les plus proches du lieu d’habitation de ladite madame.

Mais des fois, il arrive quand même que de gentes damoiselles évitent au timide de devoir faire le premier pas, en l’abordant nonchalamment. Du coup, le timide subit une accélération cardiaque proportionnelle à la vitesse du vent au carré sur douze. Son visage prend de magnifiques teintes rouge foncé, il se met à transpirer si abondamment que la déshydratation le menace et là il se dit que si il tombe dans les pommes, ça va lui faire un sujet de conversation avec la jeune fille, mais il risque de paraître peu à son avantage, quand même. Et il se rend compte que ce n’est pas la première phrase qui est dure à trouver, mais au moins les 23 premières phrases.

Des fois, il est en train de manger un menu gastronomique au Manora de Lausanne, une jeune fille se pose à sa table, ils font la conversation, il repart bosser et se rend compte qu’il aurait peut-être du dire un truc du genre « rendez-vous demain même jour même heure même place ».

Des fois, une jeune fille sympathique bien qu’éméchée lui propose de boire un verre, il lui fait un sourire coincé, se retourne vers la serveuse et se rappelle soudainement que en fait, la serveuse, c’est la dame avec qui il dort à cette époque de sa vie.

Des fois, la fille lui demande ce qu’il est en train de faire en se penchant comme ça, là, tu vois le genre et il se dit que franchement, de son temps, les gamines de 13 ans ne se penchaient pas comme ça, là, tu vois le genre.

Et des fois, la technique d’approche de la dame lui échappe totalement. Elle lui demande s’il a un natel et, pendant qu’il le cherche en tremblottant, elle se penche vers le journal qu’il était en train de lire et lui demande: « c’est qui, lui, là? » Du coup, non seulement le timide est tremblottant, mais en plus il est perturbé. Et en plus, il a oublié son téléphone portatif à la maison.

(Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite. En plus, y a statistiquement 57 chances sur 2 millions pour que tu lises ce billet et que tu gratifies ton écran du même joli sourire que celui que tu m’as fait en partant)

pour un poil doux et soyeux

Ils ont mis trois ans pour me débusquer. J’étais tranquille, en fait j’avoue que je n’y pensais pas vraiment et là, ils sont arrivés.


Pendant des années de vie familiale, suivie d’une expérience qui pourrait être une excellente illustration de l’expression « des fois, on fait des trucs pas supers malins », je n’avais pas vraiment fait attention à eux.


Après trois ans de boîte aux lettres individuelle, de factures, de pubs et de lettres qui font plaisir (je les ai gardées les deux et, comme tu lis pas mon blog, j’ajouterai qu’il m’arrive de les relire), j’ai enfin reçu mon premier catalogue.


Et pas n’importe quel catalogue, un vrai de vrai. Tout y est. Le père Noël qui clignote, l’ourson lubrique qui joddle quand on lui touche le ventre, les jouets moches que les tantines offrent en espérant faire plaisir et qui finissent au fin fond d’une armoire normande, le coussin où on peut ranger son pyjama dedans, l’huile pour raffermir les fesses, l’indispensable téléscope de poche, les tasses à café et à petits coeurs pour amoureux inimaginatifs, le jeu de deux oies en céramique…


Je continue la liste?


Ok, tout y est, l’appuie-bras pour surfer sans se fatiguer, le moule à oeufs au plat, le faux chats aux yeux étincelants pour faire peur aux oiseaux et rendre les vrais chats schizophrènes, l’ourson joddleur qui fait son come-back, ils doivent vraiment avoir envie de le vendre, le rasoir à poils de nez, le porte-rouleaux de pq kitsch, le fauteuil érotique gonflable avec des bandes pour immobiliser, les menottes de l’amour (vous recevrez une paire de menottes y compris deux clés, précisent-ils).


Tout y est, même l’inévitable vibro-masseur. Assorti de l’inévitable photo où l’on découvre un photo-modèle en train de se vibromasser la joue avec un sourire contrit.


En fait, il ne fallait pas lire ce billet. Il est dédié à mes amis photographes de presse. Tu vois, tu râles tout le temps que t’es stressé et qu’on n’exploite pas assez ton immense talent artistique. Dis-toi que tu pourrais être photographe de catalogues et passer tes journées à immortaliser des mannequins ratés en train de se faire du bien à la joue gauche. Mais bon, tu lis pas mon blog, donc les autres vous pouviez quand même lire.

il ne faut pas confondre libido et bide au lit

Quelques exemples de lettre de motivation à recopier. Ou pas.


***


Monsieur,


Votre annonce a retenu toute mon attention. En effet, je pense que le poste mis au concours est accompagné d’un salaire mirobolant. Or, depuis mon divorce, je dois verser une pension alimentaire gastronomique et mes finances ne me suffisent plus à m’acheter ma dose quotidienne de vin de table.


Vous constaterez en feuilletant mon curriculum vitae que je ne corresponds pas exactement aux critères demandés. Cependant, je pense avoir les qualités nécessaires pour occuper un poste dans l’administration fédérale. Je suis capable de passer plusieurs heures à ne rien faire, détient le record de mon village au démineur et confectionne régulièrement de magnifiques colliers en trombones. De plus, je m’engage à ne jamais répondre au téléphone après 17 heures 30.


Si vous m’engagez, je vous jure de mettre autant d’application dans ce poste de conseiller fédéral que j’en ai mis jusqu’alors dans mon emploi de maître-nageur.


Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations les meilleures.


***


Kikoooooo!


G vus ke vou chercher kelk1 pour socupé de votres site internet. Je me permais de me proposais pour se poste. J’ais moi maime fais mon propres site internet, ke vous pourrer allé le visitais. Il praisante des fotos de ma famie et mes différents passetants. J’ai une grandes expairiance de l’internet et je suit kelkun ki a labitude des responsabiliters: j’ai deja étais op sur des grands channels de l’irc et vous pouver demander à tous le mondes j’ai toujour étais à la oteur. En plus, je connais bient la sécuriter de l’internet, car j’ais meme haqué le serveurs de mon école (mdrrrrrr)


Dans l’attente de votre raiponce, je vous prie d’agrer, Monsieur, mes kikoooooo les meilleures.


***


Acheter le journal: 1 franc 80


Quelques feuilles d’imprimante: quelques centimes


Un timbre: 90 centimes


Une chemise neuve pour l’entretien d’embauche: 100 balles


Etre engagé dans votre entreprise: ça n’a pas de prix


***


Madame,


ENGAGEZ-MOI!!!


***


Monsieur,


L’annonce que vous avez fait paraître dans la presse stipule que vous cherchez quelqu’un connaissant bien le monde musical.


Fuck you i won’t do what you tell me


Fuck you i won’t do what you tell me


Fuck you i won’t do what you tell me


Motherfucker

i’ll be back

Donc voilà, ça y est, c’est fait, Schwarzie va gouverner la Californie. Félicitations. C’est pas que ça me perturbe, mais quand même. (Mais promis, demain j’arrête. Ou pas.)

J’espère juste que son exemple na vas pas faire trop d’émules. Imaginez les prochaines campagnes électorales avec Julio Iglesias en Espagne, Jean Lefebvre ou Christian Clavier en France, Horst Tappert en Allemagne, dj Bobo ou Pascal Couchepin en Suisse, Pikachu au Japon. Et le ficus de Michael Moore aux Etats-Unis. D’accord, les campagnes électorales seraient un peu plus amusantes: au lieu de faire des débats sur l’âge de la retraite, les futurs élus pourraient passer dans C’est mon choix et Loft Academy.

Mais le problème, c’est que les électeurs ne comprennent pas tous le deuxième degré: plein d’américains ont cru que Schwarzie (Hercule à New York, la Légende de Kalidor, la Course au Jouet, Dommage Collatéral,…)était vraiment candidat.

Allez, ça pourrait être pire, George W. Bush pourrait être président…

Courrier du coeur

* JH, 160, 85 kg, sportif, non-fumeur, lanceur de javelot, ch. JF 185, 60 kg, pr entraînement de concert (de concert ensemble, donc pas de concert de ska-punk)


* JF, 23 ans, divorcée 2 fois, ch. VH généreux pcq jamais 2 sans 3.


* JH sérieux, charmant, beau comme un camion de pompiers et champion de plongeon ch. trampoline d’occasion.


* Artiste de cirque ch. princesse monégasque en vue mariage.


* Jeune castor ch. castor femelle en vue fondage barrage.


* On dit que les extrêmes s’attirent. JH complexé, maniaco-dépressif, phys. désavantageux, gradé, suisse allemand, banquier et fan de kylie minogue ch. son contraire en vue rel. sex. et plus si affinités.


* JH, 27 ans, mignon par temps de brouillard, super drôle, rech. groupies hystériques pr frimer dvt copains


* A céder, de suite ou à convenir, JF très peu servie. Prix à convenir.


* jeune fille, serieuse, douce, tendre, souriante, mignonne, la vingtaine, romantique, 163cm, 50 kg, recherche relation serieuse avec homme serieux dans la perspective d’une relation serieuse, stable et plus si entente.
(celle là c’est une vraie…sérieux!!!)


Si l’une de ces annonces vous intéresse, c’est bien.


Demain, retrouvez notre rubrique courrier de la rate

Bien que beige, le lama est un animal vigoureux

Jean-Roger croise Gunnehilde, son ex qu’il n’a pas revue depuis six mois, le jour de la cérémonie officielle du rendage de trucs.


 


1ere situation


– Hey tiens salut, qu’est-ce tu deviens


(Propos divers sur ce qu’ils deviennent, la météo, tout ça)


– On va se boire un verre?


(Echange de vieux souvenirs descendant rapidement au-dessous de la ceinture et rapidement suivis d’échange de fluides corporels)


2e situation


-Hey salut , qu’est-ce tu deviens?


– Ben je viens d’avoir mon septième enfant. Et toi?


– J’ai un train à prendre.


(dans cette situation, Gunnehilde est soit une fieffée menteuse, soit un lapin nain)


3e situation


– Hey salut qu’est-ce que tu deviens?


– Qui êtes vous monsieur?


– Mais…mais c’est moi! Jean-Roger


– Cessez de m’importuner ou j’appelle la police!


– Mais…mais je suis toujours policier moi et toi qu’est-ce que tu dev… euh aurevoir…


(dans cette situation, soit l’un des deux n’est pas physionomiste, soit il y a une autre explication)


4e situation


– Bonjour, auriez-vous une minute ou deux pour répondre à un sondage?


– Mais certainement…


– Que mangez-vous le matin au déjeuner?


– Des corn-flakes à la semoule.


– Et aimez-vous les castors?


– Plutôt oui.


– Merci ce sera tout aurevoir.


5e situation


En fait, c’est pas elle.


D’ailleurs, c’est pas lui non plus.


6e situation


– Hey salut qu’est-ce que tu deviens?


– Une endive et toi?


– J’adore les enclumes.


7e situation


– Hey salut qu’est-ce que tu deviens?


– Tu pourrais changer ton texte d’intro quand même.


– Ouais mais tu deviens quoi?


– J’ai un train dans deux minutes.


– J’adore les trains


– Ouais mais là je dois y aller.


– Quand j’était petit je jouais souvent avec le train de mon papa.


– Ciao


– Un jour, je me souviens, j’avais simulé un accident de train dans le jardin. C’était en janvier, il faisait beau. Ah c’était une belle époque, on pouvait encore se promener dans les rues de Dniepropredosk. Mais aujourd’hui tout a changé. Rien n’est plus pareil. La jeunesse d’aujourd’hui ne connaît plus le respect… L’eau ne coule plus sous le pont Mirabeau… Qu’est devenu ce monde autrefois si fallacieux? Merde elle est partie cette conne… toujours aussi égoïste elle! Ou alors, elle avait un train à prendre?


 


 

appel au peuple et brocolis braisés

Pour sortir l’économie mondiale du marasme dans lequel elle est plongée, il est une mesure auquel nul n’a songé, mais qui est pourtant indispensable.


Combien d’entre vous ont-ils constaté que leur efficacité productive baissait drastiquement le lundi matin?


Combien de conducteurs de tractopelles ont-ils eu un accident de tractopelle un lundi matin? Quel ouvrier spécialisé dans la fabrication des planches de fakir en rotin aura l’outrecuidance de dire que ses planches du lundi répondent à toutes les normes de sécurité? Quel talentueux journaliste (si, si, promis, y a des journalistes talentueux) (bon ok, y en avait un, mais il est mort) affirmera sans sourciller qu’il n’a jamais pondu des articles dignes d’être publiés dans jeune et jolie le lundi matin, et en plus ce salaud de réveil a même pas sonné?


Tous les lundis matins, des milliards d’entreprises de par le monde voient leur productivité baisser vertigineusement, pendant que leurs employés se narrent inlassablement leur péripéties week-endales ou font du boulot de merde.


Selon une étude scientifique réalisée par des scientifiques, les pertes financières engendrées par les lundis matins s’éleveraient à plusieurs francs. De plus, Indochine (non, faut que je me trouve une autre victime expiratoire). De plus, Florent Pagny aurait composé la plupart de ses oeuvres majeures des lundis matins. (Je sais, ça s’accorde pas normalement)


C’est pourquoi nous réclamons l’abolition immédiate du lundi matin. Vous aussi, rejoignez la lutte. Ensemble, nous viendrons à bout du diktat du lundi matin. Le lundi matin ne passera pas.


Si vous désirez soutenir le Front International de Lutte conte le Lundi Matin, vous pouvez me verser vos dons au moyen du bulletin de versement ci-joint.

et avec ça?

C’est con ce matin, j’avais trouvé un truc désopilant à écrire, mais j’avais pas de pc sous la main. Même pas de mac. Sous ma main, j’avais de la peau de paume et puis du vide aussi. Et une poche. Avec des clés un briquet et un paquet de clopes au fond de la poche.


Et ma main s’est déplacée, le truc aussi, disparu. C’est dommage, pourtant, c’était désopilant, presque autant que la blague de la blonde qui voit une peau de banane.


Alors à la place, je vais faire une liste de trucs.


– une tronçonneuse


– du savon bio parfumé aux herbes de Provence


– un castor junior


– la page 12 de l’annuaire Jura / Neuchâtel / JuRa SuD


– Che Guevara


– la capitale du Guatemala


– courir dans les bois


– 1515, Marignan


–  un truc


– ça me fait peur


– Casper, le fantôme


– une poutine et du chocolat


– un private-joke


– un raton-laveur


 


Voilà, sinon vous allez bien? Vous êtes plutôt pour ou plutôt contre? Et vous pensez y aller ou pas?