Oh Yeah

J’suis tout excité… Tellement nerveux que lorsqu’il pleuvait parfois je m’électrocutais, mais là ça va mieux, il fait beau.


Mes potes sont partis cet après-midi, mais je les rejoint que demain. What the hell am I doing here, I don’t belong here, woho woho. Ah oui, c’est juste, j’ai lessive.


La grande saison des festivals (festival c’est comme chacal) commence demain à Belfort, enfin en ce qui me concerne, y en a des qui ont déjà commencé et d’autres qui vont s’y mettre par intermittence.


Pendant tout le week-end je vais dormir dans un bus vw, manger de la boue et des kebabs, il faut rester motivé. Surtout que ça coute, ces conneries, et j’ai pas le porte-feuille de Manu Chao, sinon j’partirais en vacances au moins jusqu’au Congo.


Les festivals c’est bien, mais il faut que tu respires pas trop si t’es allergique à l’odeur de drogue. Mais ça permet de sortir de mon appart’ toujours aussi en bordel, y a pas de fille qui habite chez moi.


A la fin du mois je vais au Paléo m’asseoir sur un banc cinq minutes, écouter Renaud et sa voix qu’est morte ou qui reviendra. Et me dire que finalement, une gonzesse de perdue c’est des millions de cds vendus.


Entre temps, pour prendre mon mal en douceur, y a le Giron à Thierrens, avec Dolly et sa chanteuse tellement jeune et belle avec les cheveux longs pis j’aime bien ce qu’elle chante alors je monte le son alors je monte le son ALORS JE MONTE LE SON. Mmh, je m’emporte, là.


Dans les festivals, y a pas seulement la musique qui est bien, y a aussi la bouffe, on peut manger plein de trucs thaï, indiens ou chinois, même si objectivement My japanese is better. Pis on passe des longues nuits à pogotter, boire des bières et le lendemain ben c’est des Pure Morning la tête dans le cul. Pis un rouleau de printemps graisseux dans les Arènes d’Avenches, ça a tout de suite une autre gueule.


Pis faut pas délaisser les régionaux, donc même si je pars quelques jours en vacances, je vais oublier qu’elles étaient chouettes les filles du bord de mer et faire un tour à Mont-So. Et au Rock-Air, aussi. C’est sympa ce festival so i face it with a smile, there is no need to cry, pis si je demande la permission à ma maman d’y aller elle va me dire i don’t mind i think so i will let you go, mais en même temps elle serait surprise si je lui demandais c’était juste pour placer le refrain.


Pis pour terminer l’été en beauté, même si en septembre c’est un peu l’automne au Noirmont, y a le Chant du Gros, si tu connais pas faut connaître. Va y avoir du sport, mais moi j’reste tranquille.


 


(Faut citer les sources?? Ok Radiohead, Dionysos, Zebda et les Wampas aux Eurocks, Benabar, Mickey3d et Renaud au Paleo, Dolly et Aston Villa à Thierrens, c’est pas vraiment un festival, Placebo aux Rock oz’Arènes, Arno à Mont-Soleil, Liquido au Rock Air, les Silmarils au Chant du Gros)


 


Edit: c’était ma 69e note.


 

la pizza c’est vachement bon…

…seulement c’est pas le sujet de ce post.

D’ailleurs y a pas de sujet à ce post, j’en ai marre des sujets. Bon un moment j’avais bien hésité à parler de la réforme consitutionnelle au Vanuatu, mais apparemment y a presque plus de Vanuatu à cause que je mets du désodorisant Axe.

Ou alors sinon dans la liste des sujets à traiter, j’avais l’application de la dendrochronlogie dans la vitrification subcontinentale du rutabaga, mais en fait c’était une thèse de doctorat en bio-cosmétique écrite par un étudiant en droit vanuatuien alors par respect je m’abstiendrai.

Par respect pour le Vanuatu donc, hein, on va pas se mettre à respecter les étudiants en droit non plus, c’est pas le style de la maison.

Le style de la maison c’est un style post-urbain pré-moderne de la fin de la moitié du XXe siècle, je pense que cette précision s’avère utile.

Alors donc, on peut s’imaginer que c’est facile de ne pas choisir de sujet. Et pourtant, c’est hyper pas facile. Il ne faut pas succomber à la facilité, céder à la tentation, se mettre à deviser allégrement de la fonte des glaciers, de la vie sexuelle des castors, de la chute des cheveux, enfin de tous ces trucs qui défraient l’actualité en ces périodes troublées.

Sans vouloir me jeter des fleurs, ce qui serait complètement idiot pis y a déjà bien assez de bordel chez moi pour pas que je commence à me jeter des fleurs, l’art de raconter plein de choses sans absolument rien dire est un art.

Quoique en fait je pourrais aller dehors et me jeter des fleurs, ça me donnerait un prétexte pour aller vagabonder inocemment dans la fraîche nature. C’est vrai, c’est l’été, il fait beau, les oiseaux pépient, les bourdons bourdonnent, les gens se jettent des fleurs parmi, c’est donc dehors qu’il faut être pour être fashion et aussi un peu il faut bien le dire, entre nous, avouons-le, parce que on est nettement mieux dehors que pas dehors. Mais pour ça faut avoir de quoi vaquer. C’est vrai quoi, se planter dehors comme une laitue et rester comme ça immobile sans rien faire, c’est rigolo 9 minutes mais après ça devient lassant. Alors bon on peut lire un livre, certes, mais ça je peux pas à cause que Amélie Nothomb elle fait rien qu’à écrire des livres de pas beaucoup de pages, exprès pour m’embêter, pis que du coup ben j’ai terminé tous les bouquins de elle que j’avais, ainsi que tous les bouquins d’autres gens, mais ça c’est pas pour des raisons de courteur, c’est uniquement parce que je les ai terminés. J’ai bien un truc de Robert Petit que j’ai jamais fini, mais j’ai de la peine à entrer dans l’histoire, j’ai jamais réussi à dépasser albumine. Et en plus, y a beaucoup de passages où je suis pas du tout d’accord avec l’auteur.

Enfin tout ça pour dire que dès que j’aurais trouvé un prétexte pour aller m’extérioriser, j’arrêterai d’écrire des conneries.

Interlude

Après quelques posts placés sous le signe de la sériosité et de la sériosité,

edit automnal: mais que j’ai jetés avec l’eau du bain, bien fait pour leur gueule

je me permets un petit interlude récréatif, afin de laisser vagabonder ma créativité. De toutes façons je me permets qu’est-ce-que je veux, je suis ici chez moi.

Je vais donc vous raconter une histoire.

Enfin j’étais parti pour. Mais là, ben on m’a coupé l’inspiration. C’est un scandale, je vais me plaindre à qui de droit, même si je n’ai pas la moindre idée de qui peut bien être ce monsieur qui de droit, mais là je suis embêté pour mon interlude.

(Aparté: Rosset vient de perdre son match. Ne comptez pas sur moi pour me laisser aller à de désobligeantes plaisanteries, ce n’est pas le style de la maison, pis c’est pas gentil de se moquer des gens. En plus, Rosset qui perd un match, c’est pas franchement scoopesque comme info)

(Aparté bis: L’aparté en bleu clair, ça peut sembler un peu illisible, un peu. C’est fait exprès, j’espère me faire sponsorifier par une marque d’opticiens)

(Bon là faut que je fasse péter, je sens que l’auditoire se lasse. J’en vois deux dans le fond à droit qu’ont déjà zappé sur un autre site)

Il était une fois (je reprends en noir, parce que là c’est de nouveau le texte normal. Si c’était un aparté, ce serait en bleu, mais là c’est le texte normal donc c’est en noir) (tout est clair ? sinon si y a incompréhension, tu peux toujours m’appeler sur le natel), dans un pays lointain et mystérieux, il y a fort longtemps…

Non là ça part en couille. J’avais hyper de l’nspiration tout à l’heure, pendant que je nettoyais ma collection de tritons malgaches lyophilisés (2 L à lyophilisés?), mais là, forcément, devant mon écran mon clavier et mon tapis de souris rigolo, plus rien.

Mais alors rien de chez rien, le vide absolu, le néant cosmologique, pire que le cervau de Marc Rosset. Ah non, j’avais dit que j’évitais. Plus vide que un truc vachement vide avec rien dedans.

En même temps ça m’embête, j’avais plein d’idées géniales, de phrases plus drôles que les paroles d’une chanson d’Indochine, plus profondes qu’un plat de lentilles, mais impossible de les étaler sur l’écran comme un peintre étalerait sa pâte si il a envie de se faire un gâteau aux pommes, mais aux poires ça marche aussi, là n’est pas la question. Ou alors à la viande si il est pas végétarien ou même aux filets de flétan, mais un gâteau aux filets de flétan, ça se fait pas, mais c’est comme ça avec les artistes faut s’attendre à tout.

Donc, les lecteurs de ce post quotidien me pardonneront aussi, comme nous pardonnerons à ceux qui nous ont offensé, ah non pardon là je m’égare totalement, je confonds avec les paroles d’une chanson mais je sais plus du tout laquelle.

D’ailleurs rien ne m’oblige à poster un truc, j’ai signé de contrat avec personne, enfin pas que je sache, mais bon vous savez ce que c’est, à mon âge, on alzheimerise un peu, on a plus 20 ans, y a plus de saisons, les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus le respect, mais où sont les neiges d’antan.

Arrivé à ce point de mon récit, je sens les fâcheux se dire que je parle pour ne rien dire. Alors, si déjà, je suis pas en train de parler et en plus j’ai des trucs à dire, seulement j’ai oublié quoi. Pis je suis timide. Pis j’ai mal à un genou.

De toutes façons faut pas déconner, personne a lu jusque là. Oh oui oui, j’te vois venir toi… Oui, toi, là… Quand je dis lire, c’est lire, s’imprégner de chaque mot, de la portée psycho-sociale de chacun d’eux, pas lire comme on lirait la feuille des avis officiels du district de Courtelary.

Seulement maintenant, à cause de ton interruption impromptue, jeune impénitent, je sais plus du tout de quoi j’étais en train de ne pas parler.

Alors, même si Lao-Tseu a dit « c’est pas parce qu’on a rien a dire qu’il faut se taire », je vais m’arrêter ici. C’est comme ça, je fais ce que je veux, pis si t’es pas content, c’est que t’es mécontent, et les vaches seront bien gardées. Autant que faire se peut.