Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

LĂ©gende urbaine

Or, il advint qu’en ce temps-lĂ , Procrastinator, Dieu de la Glande, des Travaux remis Ă  demain, du DĂ©mineur et du Solitaire, fut combattu par la diabolique coalition de Burokrator, dieu de la paperasse, et Chefredaktor, fulminant et vocifĂ©rant hĂ©ros chargĂ© de veiller sur les dĂ©lais rĂ©dactionnels.

Mais alors qu’il avait un genou Ă  terre, Procrastinator, la plus habile et la plus ingĂ©nieuse des divinitĂ©s de son Ă©poque, inventa Internet.

Et l’on dit que depuis, il est le plus fort des Dieux du PanthĂ©on. Car quand l’homme, naĂŻf et docile, croit que cette invention lui facilite la tâche pour s’acquitter des nombreuses Ă©preuves que mettent sous ses pas le cruel Burokrator et le perfide Chefredaktor, il ne se doute pas qu’il est dĂ©jĂ  dans les filets du puissant Procrastinator.

Et au moment oĂą il rĂ©alise qu’il est en train de regarder des vidĂ©os de chaton plutĂ´t que de terminer sa dĂ©claration d’impĂ´ts en ligne, qu’il est en train de retwitter celle-lĂ  mĂŞme qu’il avait pokĂ©e le matin mĂŞme plutĂ´t que de se documenter en ligne sur l’Ă©volution du PIB du Kazakhstan au deuxième semestre, et quand il se dit que tout cela est blogable, alors il est dĂ©jĂ  trop tard.

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Pondu par raph le Monday 19 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Aucune fille au monde

La sortie cinĂ©ma de la semaine c’est Ă©videmment G-Force, film d’action, de hamster et de Hoyt Yeatman.

Un film que je serais bien allĂ© voir, tout Ă©bahi que je suis d’apprendre que oui, Hoyt est un vrai prĂ©nom. HĂ©las, Benjamin-Constant, mon fils imaginaire, semble peu intĂ©ressĂ© parce que, je cite “c’est naze ce truc, c’est pour les bĂ©bĂ©s”. Le problème des enfants imaginaires, c’est que leur âge Ă©volue de façon totalement anarchique et B-C a hĂ©las 13 ans cette semaine.

Par contre, le probable succès de ce film va probablement donner des idées aux réalisateurs. En ces temps de crise, en effet, faire jouer des rongeurs est une idée bankable, comme disent les jeunes.

The full cage, titre français de Like a squirrel in its wheel, film anglais
Dans une petite ville minière du nord de l’Angleterre rongĂ©e par le chĂ´mage et l’alcoolisme, des chinchillas trompent l’ennui en rongeant les barreaux de leur cage. Un jour, l’un d’entre eux dĂ©cide de monter un spectacle d’acrobaties. Les autres chinchillas du village sont d’abord rĂ©ticents, mais dĂ©cident ensuite de l’aider, malgrĂ© les difficultĂ©s.

Gnavere karminrøde, film danois.
Hjørg, un cobaye de laboratoire amputĂ© des pattes avant, rĂ©ussit Ă  s’Ă©chapper. Il est recueilli par une famille, qui l’apprivoise, mais le chat l’attaque et les enfants lui tirent les poils. Il sombre dans la dĂ©pression et passe des journĂ©es entières Ă  tourner sur sa petite roue. HĂ©las, le film, tournĂ© en camĂ©ra subjective, s’arrĂŞte lĂ , le monteur s’Ă©tant suicidĂ© après le troisième tour de roue.

J’aimerais que tu nettoies la cage plus souvent, film français
Bernardo et Blanche, deux souris se sont aimĂ©s follement. Mais la vie les a sĂ©parĂ©s. Bianca a quittĂ© l’Italie pour refaire sa vie Ă  Paris avec Jean-François, un furet. Aujourd’hui, Bernardo vit seul avec Moustaches, leur fils en proie aux troubles de l’adolescence. Bernardo et Blanche se revoient chaque annĂ©e, Ă  l’Ă©poque des vacances de NoĂ«l. Et si tout recommençait enfin comme avant ?


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Pondu par raph le Wednesday 14 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

C’est pas moi, c’est Murphy

Il y a bien longtemps que ce blog, jadis haut lieu de l’effervescence scientifique et de l’Ă©mulation intellectuelle, n’a plus ouvert de vĂ©ritable dĂ©bat philosophique de fond. Or, un jeune lecteur de Melun me soumet cette intĂ©ressante question : Pourquoi diable, me demande-t-il, se fait-on trois fois plus draguer dès lors qu’on est casĂ© ?

Et il met lĂ  le doigt sur un sujet sensible. Prenez un jeune homme, avec ce qu’il faut de sĂ©millance, installez-le dans un train dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Envoyez-le dans le wagon adjacent trouver l’âme soeur, ou au moins l’âme cousine, laissez mijoter quelque temps, disons suffisamment pour l’apparition des premiers surnoms ridicules, puis remettez-le dans le wagon initial. Des rames entières de jeunes filles lascives et nubiennes accourront alors, l’oeil pĂ©tillant, la moue concupiscente et le genou aguichant, lui lançant sans vergogne aucune de compromettants “Excusez-moi, cette place est libre ?”

Comment expliquer ce mystérieux phénomène ?

Certains ont alors supposĂ© que les femmes seraient des agents du FBI, connectĂ©es en permanence Ă  un rĂ©seau secret appelĂ© Ă  remplacer facebook, oĂą l’on peut dĂ©couvrir par simple voisinage ferroviaire si une personne est in a complicated relationship, et engagĂ©es par une organisation para-catholique pour juger de notre capacitĂ© Ă  rĂ©sister Ă  la tentation. Mais cette thèse semble lĂ©gĂ©rement empreinte de paranoĂŻa.

D’autres se sont simplement dit que les jeunes gens au coeur fraĂ®chement conquis faisaient plus d’efforts pour repasser leurs chaussettes snoopy et/ou manger cinq fruits et lĂ©gumes par jour, ce qui est bon pour le teint, mais cette dĂ©duction est quelque peu passĂ©iste, puisque les Ă©tudes prouvent que l’homme moderne, ou post-nĂ©o-cyber-metro-ĂĽber-dodo-sexuel, n’hĂ©site plus Ă  se nourrir de façon Ă©quilibrĂ©e, jusqu’au jour oĂą il rencontre, en mĂŞme temps qu’un individu du sexe dit fĂ©minin, le rĂ©gime quinoa-Ă©peautre.

Or, une autre explication semble tenir la corde. Nous l’avons vu prĂ©cĂ©demment, la passion des femmes pour les plantes vertes ne peut s’expliquer que d’une seule façon : elles sont nĂ©es Ă  la campagne. Or, on le sait, Ă  la campagne, tout le monde se connaĂ®t. Et c’est tout naturellement, par esprit critique, qu’elles veulent vĂ©rifier la vĂ©racitĂ© des propos qu’elles n’ont pas manquĂ© d’entendre rapporter, non sans une lĂ©gère exagĂ©ration due Ă  l’enivrement d’une histoire naissante, quant aux talents du jeune homme dans des domaines aussi variĂ©s que la tonte du rhododendron et la chasse Ă  l’Ă©pagneul breton.


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Pondu par raph le Monday 12 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

La mère de Poum a trois fils

Il n’y a pas de sot mĂ©tier, dit un dicton. Fulgencio n’Ă©tait pas tout Ă  fait d’accord. Mais il ne le disait pas trop fort, de peut d’attrister ses parents. Il exerçait, en effet, sans conviction ni grand talent, la profession pratiquĂ©e par tous les membres de sa famille depuis tant de gĂ©nĂ©rations que plus personne n’en avait le compte exact : Sphinx.

Fulgencio se disait, avec fatalisme, qu’avec son physique, on ne lui proposerait jamais autre chose et, de fait, ses rares tentatives, Ă  l’adolescence, pour tenter sa chance dans une autre filière s’Ă©taient soldĂ©es par des Ă©checs. Les recruteurs renâclaient. Fulgencio Ă©tait victime des prĂ©jugĂ©s. Oh, on ne le lui avait jamais dit clairement, mais il savait bien que dès qu’il avait les ailes tournĂ©es, les gens jasaient : “On sait bien comment ils sont, ils ne peuvent pas s’empĂŞcher de poser des Ă©nigmes Ă  tout va et de boulotter ceux qui rĂ©pondent faux ! Moi, avec cette crise, je peux pas me permettre de perdre des clients comme ça.” Et il ne pouvait leur donner complètement tort. Son stage dans la police s’Ă©tait ainsi très mal passĂ©, Fulgencio ayant insistĂ© pour demander Ă  chaque automobiliste arrĂŞtĂ© ce qui a trois pattes Ă  midi, monte Ă  cheval et fait piou piou. De mĂŞme, son entraĂ®neur lui avait gentiment mais fermement suggĂ©rĂ© de cesser toute activitĂ© footballistique le jour de la dĂ©faite par forfait contre le SC Vignoble-sur-Mer (gardien de but, il exigeait que les tireurs de pĂ©naltys adverses lui disent ce qui est blanc le matin, pèse 300 kilos et ne mange pas de saumon).

Alors il faisait ce qu’il savait faire, Sphinx. Chaque mois, il dĂ©vorait le Mickey Parade et le Pif gadget, pour apprendre de nouvelles Ă©nigmes, afin que les clients ne se lassent pas. Il lui Ă©tait mĂŞme arrivĂ© de lire un Bernard Werber, mĂŞme s’il refusait toute question Ă  base d’allumettes, sans que sa crĂ©dibilitĂ© n’en soufre. Le boulot avait bien changĂ© depuis l’Ă©poque glorieuse : quand quelqu’un trouvait la bonne rĂ©ponse, il ne se suicidait plus. Il Ă©tait devenu trop difficile de trouver de la main d’oeuvre qualifiĂ©e pour se permettre ce genre de facĂ©ties, certes pittoresques. De mĂŞme, il ne dĂ©vorait plus ceux qui se trompaient, prĂ©fĂ©rant largement les pizza 4 fromages Ă  la chair humaine. Mais Ă  cause de sa rĂ©putation sulfureuse, plus personne ne voulait l’engager. Il avait Ă©tĂ© un temps physionomiste Ă  l’entrĂ©e d’une discothèque, puis gardien de phare, et il surveillait dĂ©sormais les entrĂ©es du musĂ©e de la vinaigrette artisanale de Pouchardeau-sur-Brougnette.

C’est un bien triste destin. (Je sais, il n’y a pas de chute, mais les Sphinx ont un problème avec les chutes).


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Pondu par raph le Friday 9 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Luxembourg et ratatam

Il y a, chez mes confrères journalistes, quelques coutumes que je ne comprends pas bien. Par exemple, celle-ci : quand une Ă©quipe de footballeurs pro rencontre une Ă©quipe d’amateurs, il y a toujours un portrait d’un joueur. Toujours. En sĂ©ance de rĂ©daction, y a toujours un mec qui s’exclame : “J’ai eu une idĂ©e gĂ©niale, pour prĂ©senter le match de Coupe Intertoto des noms rigolos Vugelles-la-Mothe – Unirea Urziceni, on pourrait faire un portrait d’un joueur amateur, personne n’y a jamais songĂ© avant, je vais gagner le prix du journalisme et après je pourrai niquer des tas de gonzesses et manger des ouiches.”
Puis il s’aperçoit que le Courrier de Pompaples a fait exactement pareil six mois plus tĂ´t et lĂ , tout dĂ©pitĂ©, il se dit “Je suis sĂ»r qu’ils nous espionnent, les salauds.” Pourtant, de par le monde, il y a probablement un peu plus de gens qui chauffent le banc du FC Villars-Tiercelin et qui pratiquent un mĂ©tier Ă  cĂ´tĂ© du foot, chauffeur de banc dans une entreprise de bancs chauffants par exemple, que de mecs payĂ©s 3,2 millions de brouzoufs scandinaves pour faire du tourisme dans le rond central de San Siro, mais les journalistes sportifs, Ă  chaque fois qu’ils apprennent que des mecs jouent au foot pour le plaisir, ils tombent des nues, alors que des nues en cette saison ça court pas les rues.

L’autre truc que je comprends pas très bien, c’est qu’en gĂ©nĂ©ral le mec portraitisĂ© est postier. A mon avis, y a une loi obscure qui oblige les Ă©quipes amateures Ă  faire jouer au moins un postier au cas oĂą un journaliste voudrait faire un portrait.

Bon en fait, tu auras compris, si je critique, c’est surtout parce que je suis jaloux. Et donc, j’ai dĂ©cidĂ© de me faire plaisir.

Six heures du matin, dans l’aube blanchâtre d’un automne assidu. Comme tous les matins, BellĂ©phoron Pouchard commence sa tournĂ©e. Et pourtant, BellĂ©phoron n’est pas un facteur comme les autres. Il est aussi le redoutable numĂ©ro 10 de l’Union Sportive Ploutargic, appelĂ©e Ă  dĂ©fier le grand FC Meudon ce soir en dix-huitièmes de finale de la Coupe de France de tchoukball. “Oh, vous savez”, coupe-t-il avec la rudesse nonchalante de ceux qui se lèvent tĂ´t, “sur un match tout est possible et je crois que si on arrive Ă  tenir le 0-0 le plus longtemps possible, nous avons une chance, mĂŞme si ce sera très dur, maintenant tu peux descendre de mon vĂ©lo parce que j’ai du boulot, j’aimerais avoir fini ma tournĂ©e avant 9 heures pour revoir la rediffusion des PokĂ©mon, merci”


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Pondu par raph le Thursday 8 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

La musique. Oui, la musique.

Une amie m’a un jour demandĂ© d’Ă©crire des paroles de chanson pour un groupe de joddle hardcore qu’elle est en train de monter avec une sienne collègue.

Voyant dans cette demande l’occasion d’enfin percer dans l’art qui m’est le plus cher, la sieste (il suffira, ensuite, qu’elles vendent plusieurs de dizaines de milliards d’albums avant de partir en tournĂ©e triomphale Ă  travers la Creuse pour que je devienne enfin riche comme CrĂ©sus), je me lançai Ă  corps perdu dans cette voie quasi nouvelle pour moi.

Las, l’angoisse me faisait stresser, effrayĂ© que j’Ă©tais de devenir Ă  mon tour la risĂ©e des fans de Tokio Hotel, et ce n’est que quand je rĂ©alisai qu’ils n’Ă©taient plus que cinq de par le monde que je pus me calmer un peu. Je dĂ©cidai alors d’invoquer l’esprit du plus grand parolier de tous les temps, Pascal Obispo, pour me venir en aide. Sans succès.
Je me plongeai alors dans l’oeuvre complète de Didier Barbelivien, espĂ©rant y trouver quelque inspiration. A la lecture de “Je te survivrai”, texte sublime magnifiĂ© par Jean-Pierre François, je commençai Ă  comprendre. “Dans l’hiver et le vent, dans le froid des maisons, dans les sables mouvants oĂą j’Ă©crirai ton nom, dans la fièvre et le sang, dans les murs des prisons, je te survivrai” Fallait-il y voir un hommage Ă  Paul Eluard ? “Je te survivrai d’un amour vivant je te survivrai dans des yeux d’enfants je te survivrai comme un revenant je te survivrai je te survivrai et tu m’entendra je te survivrai quelque part en toi je te survivrai je te survivrai au dela de moi je te survivrai”. Fallait-il y voir une allusion aux films de morts-vivants ?

***

Les lapins
Paroles Raphaël Chabloz
Musique Guido Bontempi
12 semaines numéro 1 du top 50 scandinave

Ecrire des chansons c’est pas facile
Il faut trouver des tas de rimes
Des métaphore pas trop futiles
Un peu comme dans un conte de Grimm

Parler d’amour c’est toujours bien
Parce que les gens aiment bien l’amour
Et que ça fait pleurer comme un chien
Et que ça rime avec tambour

Refrain:
I should rather write in english
Nobody would know what i say
But i speak it like a quiche
And i don’t know what i say
Oh yeah baby
All people sings in Shakespeare’s tongue
As easily than on a beach wih tongs
But maybe they are bluffing
Or something

Ou sinon, on peut dénoncer
Des injustices ou son voisin
Et on finit aux Enfoirés
Chez Ruquier ou dans un sapin

Le truc sympa c’est l’name dropping
Audrey Tautou, Melvil Poupaud
L’autre truc sympa c’est le camping
En forĂŞt, mais en chanson pas trop

Refrain

Moi j’aime bien les chansons françaises
Qui parlent de trucs du quotidien
La recette de la mayonnaise
Ou celle des trucs du quotidien

Ecrire des chansons c’est pas facile
En attendant de faire fortune
J’vais agiter ma grosse sĂ©bile
Et demander Ă  la lune


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Pondu par raph le Thursday 1 October 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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