Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

Mon dragon est garé en double file

Si tu lis attentivement ce blog, tu auras peut-ĂȘtre notĂ© mon intĂ©rĂȘt marquĂ© pour la fantasy et ma complicated relationship avec la randonnĂ©e.

Le truc bien avec la fantasy c’est qu’en gĂ©nĂ©ral, il se passe un peu toujours la mĂȘme chose. Tu prends un groupe d’aventuriers, avec quelques guerriers et mages pour buter la gueule des mĂ©chants, un nain pour l’Ă©lĂ©ment comique, une meuf pour l’Ă©lĂ©ment romantique, tu leur colles une quĂȘte et tu les envoies la rĂ©soudre Ă  l’autre bout du pays, dont tu as pris soin de mettre une carte en page 5. A pied, en gĂ©nĂ©ral.

Puis tu dĂ©cris sur un minimum de 900 pages comment ils chassent les mĂ©chants gobelins, trolls et autres trucs chelou au service des forces du Mal. 900 pages, Ă  pied, et jamais, jamais, tu ne vois un de tes hĂ©ros se plaindre d’avoir des cloques alors qu’il n’a probablement pas pensĂ© Ă  emporter les chaussettes spĂ©ciales pour la marche chaudement recommandĂ©es par le vendeur d’un magasin de sport.

De mĂȘme, jamais ils se trompent de chemin. Les associations de tourisme pĂ©destre doivent ĂȘtre sacrĂ©ment plus efficaces dans les mondes mal dessinĂ©s en page 5 que par chez nous parce que jamais tu ne vois de conversation du genre :
– MĂ©fions-nous, hardis compagnons, dĂšs lors que nous aurons franchi ce champ, nous entrerons dans le pays de Khandi.
– Aurait-il basculĂ© du cĂŽtĂ© du Mal ? Je ne puis y croire.
– Non, fort heureusement. Mais la signalisation lĂ -bas, c’est une horreur, pire qu’en France, chaque fois que j’y vais je me paume.
– Mais notre puissant mage n’a-t-il pas quelque artefact pour nous guider ?
– Ouais, mais il peut pas s’en servir dans le coin, il a pas pris un abonnement international.

Et mĂȘme s’ils doivent affronter kobolds, gobelins et autre trolls, jamais ils ne sont aux prises avec les terribles bĂȘtes qui jalonnent rĂ©guliĂšrement le chemin de tout promeneur qui se respecte et encore, je ne te parle mĂȘme pas des vicieuses et sournoises tiques qui s’installent n’importe oĂč et peuvent te coller des tas de maladies.
– Hardis compagnons, nous allons ĂȘtre obligĂ©s de faire un pĂ©rilleux dĂ©tour.
– Auriez-vous dĂ©tectĂ© la prĂ©sence de quelque diablerie magique ?
– Bien pis, bien pis ! regardez ce panneau !
– “Attention, vaches allaitantes.” Est-ce lĂ  ce qui vous effraie ?
– C’est super dangereux quand elles sont avec leurs veaux, je connais un mec dont le cousin a failli se faire charger. Nous ne pouvons prendre le risque de passer.


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Pondu par raph le Monday 31 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.

Grimm et chĂątiment

Il Ă©tait une fois, il y a bien longtemps, dans un royaume genre super loin, un prince, pas des masses charmant. Comme, de plus, il Ă©tait le futur roi d’un royaume de moins de 40 mĂštres carrĂ©s, sa seule chance pour se dĂ©gotter une princesse Ă©tait de venir Ă  bout d’une quĂȘte.

Il se rendit donc Ă  l’Agence Nationale de Placement des Princes afin de s’enquĂ©rir des possibilitĂ©s de sauver de l’hĂ©ritiĂšre de trĂŽne en dĂ©tresse sans trop se fatiguer, car il Ă©tait un peu feignasse sur les bords.

– Ah y a bien un truc, lui dit le comte chargĂ© de rĂ©partir les missions, une meuf qui pionce depuis cent ans.
– Et faut la rĂ©veiller ? Ça me tente, mon pĂšre regardait l’inspecteur Derrick donc je sais bien rĂ©veiller les gens plongĂ©s dans un sommeil Ă©ternel.
– Oui alors je te cache pas qu’il y a aussi une mission, hein, c’est pas que ça, faut qu’on vende les droits Ă  Disney et en ces temps de crise ça devient compliquĂ©.
– Un malĂ©fice ? J’aime pas trop ça les malĂ©fices. Une mĂ©chante sorciĂšre qui l’a endormie pour se venger ?
– Non non elle s’est endormie aprĂšs une fĂȘte un peu trop arrosĂ©e et lĂ  on peut pas la rĂ©veiller.
– Un dragon alors ? Non parce que moi les dragons je fais pas.
– Non, non, pire.
– Non mais parce que les dragons, ça tache et aprĂšs c’est tout un bordel pour nettoyer.
– Oui non mais lĂ  c’est pas ça. Non mais tu vois, la meuf, elle dort depuis un siĂšcle.
– Ouais c’est cool, toutes ces histoires de libĂ©ration de la femme elle connaĂźt pas, elle risque pas de se barrer pour enregistrer un disque avec un poissonnier.
– La ferme. Donc je te cache pas que chez elle, c’est un peu les Ă©curies d’Augias…
– Des Ă©curies ? Non mais les chevaux je fais pas, c’est super dangereux !
– …le bordel…
– Un bordel ? Ça non plus je fais pas, hein !
– … le chenit quoi.
– Ah ouais mais les communes de la VallĂ©e de Joux je fais pas !
– Non mais arrĂȘte, on est en train de perdre tous nos lecteurs, lĂ . Bref, elle s’est endormie, y a un siĂšcle…
– Jusque lĂ  j’avais suivi ouais.
– Et du coup y a de la mite alimentaire dans tous les placards, une horreur, le service de nettoyage est passĂ© parce que les princes charmants aiment pas trop les insectes en gĂ©nĂ©ral, ça nuit Ă  leur image, mais pas moyen, ça revient toujours ces saloperies de bĂȘtes lĂ .
– Bah moi je suis pas charmant, ça marche, je prends !

Alors le prince s’en fut vers son tragique destin mais lĂ , il y est toujours.
(et je vous laisse mĂ©diter une semaine ou deux sur ce conte trĂšs beau et porteur d’espoir)


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Pondu par raph le Wednesday 12 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.

Plein le ddos

L’autre jour, twitter, facebook et tout ce genre de trucs ont Ă©tĂ© ralentis, voire paralysĂ©s, entraĂźnant de terribles consĂ©quences Ă©conomiques. Des millions de gens de par le monde ont en effet Ă©tĂ© obligĂ©s de travailler, ce qui a entraĂźnĂ© des surcharges de trafic Ă  la machine Ă  cafĂ© et Ă  la pause clope.

La cause, un attaque DDoS ou attaque par déni de service, à ne pas confondre avec attaque par Denis la Malice, qui est un mauvais dessin animé des années 80. En quoi cela consiste-t-il ?

Que se passe-t-il en gĂ©nĂ©ral quand quelqu’un nous lance “Dis, tu peux me rendre un service ?” En gĂ©nĂ©ral, bien sĂ»r, on rĂ©pond par un oui franc et massif que l’on regrettes, quelques heures plus tard, un piano sur le deux, quand le mĂȘme quelqu’un ajoute “je t’avais pas dit que c’Ă©tait au huitiĂšme sans ascenseur ?” Plus rarement, on rĂ©pond “ok, je te rends ta fourchette en porcelaine” : il faut, pour cela, soit avoir volĂ© une fourchette au mandant du service, ce qui ne se fait pas, soit que les deux protagonistes disposent d’un sens de l’humour particuliĂšrement fin et sophistiquĂ©, ce qui est de plus en plus rare en cette pĂ©riode d’individualisme et de consumĂ©risme. Mais rares sont les gens osant dire Ă  brĂ»le pourpoint “Non”, sauf aprĂšs la huitiĂšme fois qu’on te fait le coup de “non mais ce sera pas long t’inquiĂšte, y a que 82320 pages Ă  corriger. Non j’avais pas dit 500 francs, mais une photo de Camille Saint-SaĂ«ns… Non mais t’inquiĂšte si je peux faire un truc pour toi… ah non pas mardi, je dois nettoyer mon panda. Jeudi aussi, c’est gros un panda. Non la semaine prochaine je peux pas je dois rĂ©parer mon gĂ©nĂ©rateur automatique d’excuses.”

Or, les gens qui travaillent dans les ordinateurs sont souvent appelĂ©s Ă  rendre des services. Selon un rĂ©cent sondage que je viens tout juste d’inventer pour les besoins de la cause, ce serait la catĂ©gorie socio-professionnelle Ă  qui on dirait le plus souvent “dis, toi qui t’y connais, tu pourrais pas regarder un truc, lĂ  ?”, juste devant les garagistes, les comptables et les trapĂ©zistes. Et le fait qu’ils rĂ©pondent “Non mais j’ai juste suivi des cours du soirs sur Excel, et j’ai envoyĂ© un mail une fois” n’y change souvent rien. Les malheureux se retrouvent Ă  dĂ©piauter le PC familial qui ne redĂ©marre plus depuis que le petit dernier a tentĂ© d’y introduire un CD de Florent Pagny, et quand ils disent des trucs du genre “ah tiens, y a bien beaucoup de fourbi lĂ -dedans”, ladite famille Ă©merveillĂ©e note le mot “fourbi” dans son grand dictionnaire des mots bizarres qu’il faut utiliser pour briller quand on parle d’ordinateurs.

Que se passerait-il si tous les informaticiens du monde arrĂȘtaient de rendre des services en mĂȘme temps ? On ne peut pas savoir, personne ne comprend vraiment ce qu’ils font, ces gens. L’attaque DDoS n’a probablement rien Ă  voir avec ça, mais je n’ai pas compris l’explication que m’a fournie le pote Ă  qui j’ai demandĂ©, il travaille dans les ordinateurs je crois.


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Pondu par raph le Tuesday 11 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.

Une dent contre toi

Il n’y a pas de sot mĂ©tier, dit la sagesse populaire.

Mais il est des professions injustement dĂ©criĂ©es. Combien de fois, par exemple, entend-on dire qu’il faut ĂȘtre sadique pour devenir dentiste ? Comme les Ă©boueurs, les flics, les papes et les roadies de Christophe MaĂ©, ces gens exercent pourtant une profession certes mal vue, mais nĂ©cessaire.

Sauf qu’ils sont mieux payĂ©s.

Et qu’ils sont clairement sadiques.

Probablement, quand ils Ă©taient gosses, ils ont dit “Moi, plus tard, j’aimerais faire du mal Ă  des gens. J’aimerais agresser des petites vieilles dans la rue.”, ce Ă  quoi on leur a rĂ©pondu “Oui ben rate ton bac, d’abord.” Mais comme ils ne pouvaient s’empĂȘcher de suivre en classe, ils ont dĂ» se rabattre sur une solution de rechange : le dentisme.

Ça commence dĂšs la salle d’attente. Pourquoi tu penses qu’ils sont toujours en retard ? Et qu’ils n’ont que quelques vieux journaux inintĂ©ressants ? Pour savourer le moment oĂč tu attends, pensant Ă  ce qui va te tomber sur la tĂȘte. De mĂȘme, si leur accorte assistante te sourit de toutes ses dents, ce n’est pas parce qu’elle a instantanĂ©ment succombĂ© Ă  ton charme latin de cariĂ©. Ni mĂȘme par politesse. C’est pour mieux te narguer, te montrer Ă  quel point son Ă©mail resplendit (le sourire qu’elle t’adresse Ă©maille). Puis on t’installe dans une chaise forcĂ©ment inconfortable, une ridicule bavette bleue autour du cou, la tĂȘte plus proche du sol que les talons, et on te laisse attendre lĂ  que le bourreau arrive. Ce serait tout Ă  fait possible de ne t’attirer dans ce piĂšge infernal qu’au dernier moment mais non, il faut que tu gamberges. Ils sentent ton angoisse et s’en repaissent.

Ensuite, on t’endort la bouche pour que ça fasse moins mal. Pour cela, il faut te planter au moins 45 aiguilles dans le gras de la mĂąchoire. Attends, la technologie actuelle ne permet pas d’endormir la bouche d’un coup sec derriĂšre la nuque ? Pareil pour les instruments de torture, le plus bruyants possibles, comme ça mĂȘme si tu n’as pas mal, tu peux bien imaginer la souffrance qu’on inflige Ă  des dents auxquelles tu Ă©tais attachĂ© et que la petite souris n’a mĂȘme pas fini de payer. Pendant ce temps-lĂ , la susdite assistante te passe l’aspirateur dans la bouche. Alors lĂ , pareil que pour le dentiste : tu crois vraiment qu’un jour elle s’est dit “moi, plus tard, je veux passer l’aspirateur entre des dents pleines de tartre ?” Non, bien sĂ»r, c’est juste qu’elle avait envie de voir des gens souffrir, je ne vois pas d’autre explication plausible.

Tu ressors de l’opĂ©ration charcuterie la bave aux lĂšvres et le cirage dans la bouche. Pendant les prochaine heures, alors que tu aurais justement besoin de rĂ©confort, oublie toute idĂ©e de glace au saumon, de biĂšre fraĂźche, ou de quoi que ce soit de rigolo qui nĂ©cessite la langue (genre, je sais pas, un concours de grimaces). Mais ce n’est pas fini. Le dentiste, qui pousse le vice jusqu’Ă  avoir l’air sympa, passe maintenant Ă  la torture psychologique : “Je serais vous, j’enlĂšverais cette dent de sagesse. Enfin, c’est comme vous voulez…”, assĂšne-t-il, te forçant Ă  prendre l’initiative des souffrances prochaines.

Et ce n’est qu’au moment oĂč, quelques semaines plus tard, tu relĂšves ton courrier, que tu te rends compte, alors que la logique voudrait tout de mĂȘme que ce soit le contraire, que c’est lui qui te rĂ©clame de l’argent Ă  toi pour cette sĂ©ance de sm.

Ce post est recommandĂ© par l’Union française pour la santĂ© bucco-dentaire


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Pondu par raph le Wednesday 5 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.

Djian comme la pluie

Bon ben puisqu’on parle de ça :

Des hauts, des bas
(Philippe Djian / Stephan Eicher)

Le jour oĂč j’ai appris que Stephan Eicher se faisait Ă©crire ses textes par un vrai Ă©crivain connu, je me suis dit que finalement, je m’Ă©tais pas fait tellement rouler que ça quand j’avais achetĂ© ce poncho 30 livres estoniennes aprĂšs trois heures de marchandage.

La pluie venait du nord
Le vent passait sous ma porte

Tout de mĂȘme, on sent la patte de l’Ă©crivain, qui rĂ©ussit Ă  crĂ©er en deux phrases une impression de froidure Ă  peine ternie par l’impression que le chanteur est en train de dire “le faon passait sous ma pote”.

Je comptais vivre fort
Et que le diable m’emporte

Il fait froid, mais le chanteur se dit je vais pas me laisser abattre, place Ă  la fĂȘte.

J’allais a la fenĂȘtre
Enroulé dans un drap

Il va regarder quand mĂȘme s’il pleut pas trop. Il est vĂȘtu d’un drap, ce qui est original, normalement, en Suisse, on se promĂšne plutĂŽt enroulĂ© dans une couverture. Ou dans un peignoir Mickey.

Je secouais la tĂȘte

Et quand mĂȘme, il fait trĂšs trĂšs moche, du coup il secoue la tĂȘte de dĂ©pit, y a plus de saisons ma brave dame.

J’en Ă©cartais les bras

Il secoue la tĂȘte tellement fort que ses bras s’Ă©cartent. C’est symptĂŽme d’une maladie nerveuse trĂšs rare. Mais du coup, te dis-tu, car tu es sagace, il se retrouve tout nu devant sa fenĂȘtre, vraiment, les jeunes, de nos jours, ils sont un peu trop olĂ© olĂ© ! Et bien, attends-toi Ă  ĂȘtre surpris Ă  la phrase suivante.

J’avais des hauts
J’avais des bas

En fait, sous son drap, il est tout habillĂ©. Il porte mĂȘme des bas, c’est dire.

J’avais plus ou moins chaud

Suivant si le drap est enroulé ou non

Et toute la vie devant moi

Finalement il décide de pas sortir, mais de rester à la maison à faire le con avec ses fringues et ses draps.

J’avais des hauts
J’avais des bas
Je crois que j’en voulais trop

Il se rend compte qu’il est un peu compulsif de l’achat d’habits.

J’ai mĂȘme eu ce que je n’voulais pas

Il garde mĂȘme les linges de bain Ă  fleurs qu’on lui offre pour 200 francs d’achat.

Je restais enfermé
Ou errais pendant des jours

Il fait ses achats soit dans des catalogues, soit dans les magasins.

Trop de chemins s’ouvraient
Trop de questions en retour

A chaque fois il hĂ©site beaucoup, C&A, H&M, D&G, M&M’s, la noire, la rouge, ok la rouge mais ira-t-elle avec mes bottes en velours?

Je n’avais pas tuĂ© mon pere

Alors là, il faut le prendre dans le sens métaphorique, comme quand on dit ohlala je tuerais mon pÚre et ma mÚre pour ces cache-rotules en osier inoxydable Gucci. Sauf que là, il a décidé de finalement pas les acheter.

Mais je ne me souvenais pas
Ce qu’il me disait de faire
Ou ce qu’il ne disait pas

Et lĂ  il se rappelle que son pĂšre lui avait une fois donnĂ© un bon conseil. Ou ne lui a pas donnĂ© de bon conseil. D’ailleurs c’Ă©tait peut-ĂȘtre sa mĂšre, il confond souvent. Ou le voisin. Ou pas un conseil, mais le la.

Refrain

Chaque jour je me tenais prĂȘt
Je guettais l’heure et la page

C’est une vieille chanson, de l’Ă©poque oĂč on commandait encore ses habits dans des catalogues et qu’il fallait tĂ©lĂ©phoner pendant les heures d’ouverture pour passer sa commande.

OĂč les eaux s’ouvriraient
Me laisseraient un passage

Encore une mĂ©taphore pour dire qu’il a finalement choisi la rouge.

L’espoir me faisait vivre
L’attente me rendait nerveux

Entre le moment oĂč il passe sa commande et celui oĂč il la reçoit, il a des rĂ©actions un brin excessives.

Je trouvais dans les livres
De quoi patienter un peu

Pour se calmer, il feuillette des catalogues, ce qui est aussi vicieux qu’un cercle.

J’avais des hauts
J’avais des bas
J’avais plus ou moins chaud
Et toute la vie devant moi
J’avais des hauts
J’avais des bas
Je crois que j’en voulais trop
J’ai meme eu ce que je n’voulais pas

Et faut pas s’Ă©tonner si tu te retrouves au final avec n’importe quoi.

C’est donc une trĂšs belle chanson qui dĂ©nonce le consumĂ©risme de notre sociĂ©tĂ© de consommation.

Le clip est lĂ , mais Ă  cause des Inconnus, ces sacripants, il fait un peu rire.


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Pondu par raph le Monday 3 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.

Donne-moi ton cor des Alpes baby

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de la Suisse. Or, comme nous l’avons vu dans certains Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents, la Suisse est un concept mystĂ©rieux pour nombre de français, et peut-ĂȘtre mĂȘme de belges. Je vous ai donc prĂ©parĂ© une petite FAQ, parce qu’une FAQ vaut mieux que deux tu l’auras.

Bonjour, je suis un cĂ©lĂšbre dirigeant libyen. L’autre jour, j’ai dit qu’il faudrait dĂ©manteler la Suisse parce que c’Ă©tait un Ă©tat mafieux. Ça a tellement bien marchĂ© que j’aimerais lancer un truc qui ferait encore plus chouiner les malheureux journalistes en mal de sujets estivaux, mais j’avoue coincer un peu.
C’est trĂšs simple, je te suggĂšre la phrase suivante : “Il faudrait dĂ©manteler la Suisse, mais le problĂšme, c’est que personne ne voudra jamais du Locle.

Mais s’ils ont rĂ©agi autant Ă  cette provocation, les gens, c’est qu’il y a un fond de vĂ©ritĂ©, non ?
Pas du tout, il ne faut pas démanteler la Suisse, personne ne voudrait du Locle.

Je suis un journaliste français en reportage en Suisse, et j’aimerais savoir comment prononcer Gstaad.
Mal, si possible.

Par ailleurs, je suis arrivĂ© depuis plus de 17 minutes, et je n’ai entendu aucune mention de votre prĂ©sident. Qu’est-ce Ă  dire ?
Cette annĂ©e, notre prĂ©sident, c’est Hans-Rudolf Merz. Il est tout petit, tout nerveux et tout cardiaque. On prĂ©fĂšre le cacher.

Pourriez-vous me raconter le secret bancaire ? Je vous jure que je ne le dirai Ă  personne.
Les derniers qui ont fait ça, ils sont au bord du démantÚlement, là. Je ne peux courir ce risque, personne ne voudrait de mes genoux.

L’autre jour, Ă  la radio, ils ont dit que Federer reprĂ©sentait bien les valeurs de la Suisse car il Ă©tait modeste et travailleur. Je ne savais pas que vous aviez un ministĂšre de la propagande, chez vous ?
Ah non mais nos journalistes font ça spontanément, attention !

Bref, je me demandais si vous pourriez faire la mĂȘme chose avec Le Corbusier, Marc Rosset, le GruyĂšre, Henri DĂšs et Stephan Eicher ?
Alors Le Corbusier reprĂ©sente bien les valeurs de la Suisse car il arrive Ă  vendre trĂšs cher des trucs pourris en prĂ©tendant qu’ils sont radieux, Marc Rosset sait allier tradition nationale (absinthe, Cardinal, etc.) et ouverture vers l’Ă©tranger (vodka, whisky, etc.), le GruyĂšre n’a pas de trous, Henri DĂšs reprĂ©sente bien les valeurs de la Suisse car il a une moustache et Stephan Eicher reprĂ©sente bien les valeurs de la Suisse parce que c’est un Suisse allemand persuadĂ© de savoir parler français alors qu’il raconte n’importe quoi (en plus il a des hauts et des bas, comme le premier indice boursier venu).

Tiens d’ailleurs c’est marrant, vous avez plein de tennismans connus et pas des masses de gens connus dans d’autres sports.
Je ne vous permets pas de dire ça, nous avons aussi des tennismans totalement inconnus.

Mais au fait, pourquoi les Français connaissent-ils si mal la Suisse ?
J’ai bien rĂ©flĂ©chi Ă  la question, je pense que leurs profs de gĂ©ographie veulent se venger d’un camp de ski Ă  Verbier.

Pourriez-vous me résumer briÚvement le systÚme politique suisse ?
Non.

Pourriez-vous me chanter l’hymne national suisse ?
Non.


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Pondu par raph le Saturday 1 August 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tête.
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