Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

C’est fou

agapi dit :
t’imagines le calvaire d’un mec par exemple qui ressemble Ă  Patrick SĂ©bastien, qui a la mĂŞme voix, mais qui le dĂ©teste ?

– Monsieur, monsieur…
– Oui, oui, je sais, je sais, le petit bonhomme en mousse qui s’Ă©lance et rate le plongeoir, je sais.
– Mais…

Qu’est-ce qui lui avait pris, aussi ? Il aurait dĂ» se douter que maĂ®tre-nageur, ce n’Ă©tait pas un job pour lui…

Des annĂ©es que SĂ©bastien Brotanches Ă©tait conscient de sa ressemblance physique avec l’animateur tĂ©lĂ© prĂ©fĂ©rĂ© de sa grand-mère. Il avait tout essayĂ©, changer de coiffure, se laisser pousser la moustache, ĂŞtre drĂ´le, et pourtant, quelqu’un finissait toujours par l’aborder et lui demander un autographe. Si au moins il avait pu ĂŞtre le sosie de quelqu’un d’autre, mĂŞme de Jean-Pierre Darroussin, mĂŞme de n’importe quel Jean-Pierre… Mais lĂ , non, ce n’Ă©tait plus possible. Il avait mĂŞme entrepris des dĂ©marches pour changer de prĂ©nom, mais avait fui quand l’officier d’Ă©tat civil s’Ă©tait mis Ă  lui demander d’imiter Bourvil.

– Brotanches, expliquez-moi pourquoi vous avez mis si longtemps Ă  intervenir cette après-midi, quand on vous a signalĂ© cette noyade ?
– Hum euh, c’est-Ă -dire… J’ai cru qu’on me prenait pour Patrick SĂ©bastien…
– Quoi ? Vous rĂŞvez, jeune homme, vous rĂŞvez. Monsieur SĂ©bastien, tiens c’est marrant c’est votre prĂ©nom, n’aurait jamais refusĂ© de se mouiller pour sauver un innocent, c’est un homme bon, un homme…
– Non mais c’est parce que je lui ressemble.
– Ne faites pas de mauvais esprit. Vous ĂŞtes virĂ©, allez faire tourner les serviettes ailleurs.

***

SĂ©bastien Brotanches n’avait pas connu beaucoup de femmes dans sa vie. Chaque fois que l’une d’entre elles feignait de s’intĂ©resser Ă  lui, il s’imaginait qu’elle s’imaginait parler Ă  Patrick SĂ©bastien. Et ça lui faisait froid dans le dos. Alors quand il avait rencontrĂ© cette fille, nĂ©e au Mexique, ne parlant que bouriate et swahili, qui vivait sans tĂ©lĂ© depuis 18 ans, il s’Ă©tait emballĂ© et n’avait mĂŞme pas tiquĂ© quand elle lui avait dit : “T’aime”. Ils avaient dĂ©cidĂ© de se marier très vite. SĂ©bastien Brotanches, qui avait toujours imaginĂ© finir sa vie seul Ă  se lacĂ©rer le visage au cutter devant “le plus grand chapiteau du monde”, allait convoler. Il Ă©tait heureux. Il aurait dĂ» ĂŞtre heureux. Personne n’avait compris qu’une heure avant le grand moment, il fuie. “Tu comprends”, expliquerait-il des annĂ©es plus tard Ă  son ami imaginaire Tatayet, “j’ai eu peur qu’on me demande de chanter”.

***

– Monsieur, monsieur…
– Oui, quoi ?
– Excusez-moi, mais vous ne seriez pas…
– Non.
– Mais ne le prenez pas sur ce ton… Je vous ai pris pour…
– Je sais, oui, je sais.
– Ben… vous lui ressemblez drĂ´lement, pourtant.
– Ah si tu pouvais fermer ta gueule !
– Non, non, vous n’ĂŞtes pas lui, jamais SĂ©bastien Brotanches ne me parlerait sur ce ton.


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Pondu par raph le Wednesday 29 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

L’iPhone et la flore

Tout le monde le sait, les ondes des tĂ©lĂ©phones portables, c’est très dangereux. Tellement que si j’ai bien suivi, les Français ont organisĂ© une Grenadelle, un sommet oĂą on dĂ©bat des problèmes du monde en buvant du sirop grenadine, pour s’en protĂ©ger. C’est dire si c’est sĂ©rieux.

C’est un sujet trop grave pour en rire, permettez-moi donc de faire une lĂ©gère entorse au ton lĂ©gèrement dĂ©sinvolte qui règne ici. TĂ©lĂ©phoner tue, surtout si on appelle l’amant de sa femme pour lui demander, la prochaine fois, de ramener plutĂ´t du chocolat. La nouvelle gĂ©nĂ©ration de portables, iPhone en tĂŞte, pourrait Ă  court terme, entraĂ®ner la disparition d’une espèce qui, de longue date, peuple nos plaines et nos campagnes.

Je veux parler, vous l’aurez compris, du mec qui sait tout.

Jusque lĂ , il prolifĂ©rait gaiement et, sans que ce soit prouvĂ©, les scientifiques imaginent qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  lĂ  au cĂ©nozoĂŻque infĂ©rieur, infĂ©rieur moins quart (ah vous faites le feu comme ça, vous ? Non, non, mais je critique pas mais ça me semble un peu bizarre, quoi…). Aujourd’hui, on le trouve partout. Il vient s’asseoir Ă  cĂ´tĂ© de toi dans le train et affirme Ă  son Ă©pouse sur un ton pĂ©remptoire que la grippe cochonne, ça s’attrape en mangeant du lard. Il s’installe Ă  la table d’Ă  cĂ´tĂ© de toi au bistrot et explique Ă  ses amis que la règle du hors-jeu a Ă©tĂ© inventĂ©e par Jean-Pierre Horjeu. Mais sur un ton pĂ©remptoire. Toujours. Sans se laisser dĂ©monter si d’aventure quelqu’un lui dit ohlala mais non mais pas du tout.

Son truc, c’est ça. Dire n’importe quoi, mais en ĂŞtre tellement sĂ»r qu’il va rĂ©ussir Ă  te convaincre ou, au moins, Ă  te faire douter. Et, des annĂ©es plus tard, alors que tu le recroiseras, l’oeil fier, la moustache frĂ©missante, il te dira “Quoi ? Faire du feu avec des oies ? Non mais n’importe quoi, tu es naĂŻf, ma pauvre Lucette.” Car il est tellement douĂ© en volte-face qu’il est probablement PDC.

Oui, mais aujourd’hui, quand il t’affirme que le Tadjikistan n’existe pas, tu peux darder ton flamboyant iPhone, au prix oĂą tu l’as payĂ©, faut bien que ce machin serve Ă  quelque chose. Partout, tu peux accĂ©der Ă  des sources de savoir incommensurables ou Ă  wikipedia et rabattre enfin le caquet du fat, qui s’avouera alors vaincu et se consacrera dĂ©sormais Ă  sa deuxième passion, moins bruyante, l’Ă©levage de choux-fleurs des Charentes.

Heureusement, selon les scientifiques, les mecs qui savent tout sont dĂ©jĂ  en train de muter pour s’adapter Ă  cet environnement hostile.

– Oui, oh tu sais, les internets, ils y mettent ce qu’ils veulent, tout ça c’est politique. Et ça, je suis bien placĂ© pour le savoir. Bien sĂ»r qu’il y a des choux-fleurs des Charentes, seulement, ils veulent pas que ça se sache.


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Pondu par raph le Tuesday 28 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Abdallah-Geronimo Cohen

Je ne sais pas si on en a entendu parler, mais la conférence Durban II se tient actuellement à Genève, contrairement à la conférence Mexico VIII qui ne se tient pas à Grenoble.

On m’a un peu appris Ă  tirer le tarot, j’ai donc posĂ© la question aux cartes, leur rĂ©ponse, en gros: il y aura toujours du racisme après cette confĂ©rence. Je sais, c’est dur Ă  accepter, mais c’est comme ça. (Enfin, pour ĂŞtre prĂ©cis, les cartes m’ont dit que la Papesse en opposition avec la Roue du destin avec le Petit cheval malicieux dans le secteur gauche de la dĂ©fense pouvait signifier soit une rencontre, soit un deuil, soit une escalope de porc, soit que le racisme n’allait pas ĂŞtre mort, mais inutile d’entrer dans une scabreuse profusion de dĂ©tails.)

Bref, revenons-en Ă  nos moutons noirs. La confĂ©rence sur le racisme a plutĂ´t bien dĂ©butĂ© puisqu’en moins de 24 heures, tout le monde traite dĂ©jĂ  tout le monde de nazi. C’est très positif : nazi, c’est une considĂ©ration politique, pas raciale. La confĂ©rence “Pompaples IV” sur le politisme n’est pas prĂ©vue avant dans 15-20 ans, on avisera Ă  ce moment-lĂ .

Par contre, Durban II a un gros problème: le document final qui a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© avant le dĂ©but (tu peux pas comprendre, c’est de la diplomatie) mesure 140 pages. Trois AmĂ©lie Nothomb. C’est complètement idiot. Aujourd’hui, c’est en 140 caractères qu’il faut savoir exprimer son opinion, voire un peu moins si tu veux qu’on te retweete. 140 pages pour dire que le racisme c’est nul, franchement, c’est n’importe quoi. De toutes façons, les journaux et les blogs vont en sortir une phrase et gloser dessus pendant six mois: autant qu’il ne fasse qu’une phrase.

Non, ce qu’ils auraient dĂ» faire, c’est une liste de pour et de contre:

Contre le racisme :
– Ok mais on fait quoi des mĂ©tissĂ©s ?
– Statistiquement, il y aura toujours plus d’Ă©trangers que de pas Ă©trangers.
– De nos jours, plus besoin d’accuser les Ă©trangers de nos malheurs, mieux vaut les mettre sur le compte des banquiers.
– Le racisme, c’est très compliquĂ©, surtout pour les racistes : nombre d’entre eux se retrouvent Ă  dĂ©tester des religions, des nationalitĂ©s, alors que par dĂ©finition, le raciste doit dĂ©tester des races (par exemple: les Ă©pagneuls)

Pour:
– Les confĂ©rences internationales contre le racisme rapportent plein de fric Ă  la Suisse quand elles se dĂ©roulent Ă  Genève.
– Le racisme aide Ă  se forger une identitĂ© nationale.
– Franchement, sans vouloir polĂ©miquer, les Ă©pagneuls, je peux pas les blairer.
– Franchement, la musique moderne, ce serait un peu de la merde si personne n’avait songĂ© Ă  enchaĂ®ner les Noirs dans les champs de coton.


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Pondu par raph le Tuesday 21 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Ça va se Savoie

C’est Ă  partir d’aujourd’hui que nos voisins français peuvent librement choisir leur numĂ©ro de plaques d’immatriculation. Selon nos informations, il s’agit lĂ  d’une première Ă©tape. Dans 5 ans, on forcera les gens Ă  aller vivre dans le dĂ©partement dont ils arborent fièrement le numĂ©ro Ă  l’arrière de leurs voitures.

Mais ces choix s’opèrent-ils en vertu de simples critères rĂ©gionalistes ou d’autres facteurs entrent-ils dans la balance ? Reportage exclusif.

– Bonjour, je vois que vous avez choisi le 13, pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce choix ?
– VĂ©, je suis fier d’ĂŞtre Bucco-rhodanien, Ă´ bonne mère !
– Vous le faites très mal, l’accent, je vous ai pris pour Tex.
– QuĂ© Tex ? Fan de chichoune ! Je suis d’Endoume, Ă´ purĂ©e.
– Toujours pas, mais maintenant on dirait Michel Leeb. Ou Boujenah. Un Michel, en tout cas.
– Je le fais vraiment si mal ? Je l’avais pourtant rĂ©pĂ©tĂ©, je me suis repassĂ© l’intĂ©grale de Massilia Sound System et de Patrick Bosso…
– Ah oui, faut vraiment avoir envie…
– Vous comprenez, je suis du Nord, je voyage beaucoup, j’en avais marre des blagues sur les Ch’tis.
– SacrĂ© biloute.

***

– Bonjour, je vois que vous ĂŞtes immatriculĂ© dans le 42.
– Oui…
– Vous ĂŞtes un geek, c’est ça ?
– Un quoi ?
– Un geek. Les gens qui ont des ordinateurs.
– Non non, enfin j’ai bien un ordimini pour mon fils… mais je ne vois pas le rapport.
– Je sais pas, on m’a dit en confĂ©rence de rĂ©daction, les geek adorent le 42 Ă  cause du film “Le guide du routeur intergalactique”
– Je connais pas, dĂ©solĂ©… Non, le 42 c’est parce que j’adore Saint-Etienne, cette ville au destin si riche, cette ville au passĂ© footballistique intense, oĂą la passion ne demande qu’Ă  se rĂ©veiller. Cette ville oĂą sont nĂ©s les plus grands poètes de notre temps, Maurice Montuclard, Muriel Robin, Mickael Furnon, Sliimy.
– Oui, mais…
– En plus, les habitants de Saint-Etienne s’appellent les StĂ©phanois. C’est fascinant. Comme si les habitants de Saint-Denis s’appelaient les Marcelois.
– Ouais c’est bien ce que je disais, sale geek.

***

– Monsieur, dites-moi, comment avez-vous choisi le 23 ?
– Parce que j’adore faire du vĂ©lo.
– Ah ?
– Oui et le vĂ©lo, ça creuse. Ah ah ah, elle est bonne, non ?
– Non pas tellement.
– Sinon, j’avais pensĂ© aussi au 10, l’Aube, parce que l’avenir appartient Ă  ceux qui se lèvent tĂ´t.
– Hum.
– Ou alors le 18, mais j’avais pas les moyens. En plus, mon auto-radio c’est un Sony, et c’est incompatible, Sony et Cher.
– Je vois, vous aimez les jeux de mots.
– Vous voulez dire le Brie. Le Brie de Meaux, pas les jeux.
– ArrĂŞtez, maintenant, mĂŞme Laurent Ruquier a zappĂ©.
– Non en fait, je ne voulais pas celui lĂ , je voulais le 27. Je suis arrivĂ© au guichet, je leur ai demandĂ© “Vous avez l’Eure, s’il vous plaĂ®t”, ils m’ont dit oui, il est 38.
– Quelle Isère.
– C’Ă©tait nul, ça.
– Oui bon, je suis journaliste, pas blagologue.
– Sinon, l’autre jour, je disais Ă  ma femme, “Passe moi la salade” et elle a rĂ©pondu “Alpes de Haute-Provence”
– Ah ah ah excellent. Je la connaissais, mais avec les Deux-Sèvres.

***

– Bonjour, vous avez choisi le 69…
– Hin hin hin
– Pouvez-vous nous expliquer…
– Hin hin hin
– Bon je vois qu’on fait sa crise d’adolescence.
– Non mais c’est juste une blague quoi.
– Vas-y, vas-y, explique la aux tĂ©lĂ©spectateurs qui nous regardent ta blague.
– …
– On fait moins le malin, hein ?
– Alors c’est Ă  cause de Lance Armstrong, qui a marchĂ© sur la lune en 69.
– Ah, oops, au temps pour moi, j’avais compris que… Bref, vous ĂŞtes donc un fan de la noble aventure spatiale amĂ©ricaine ?
– Quoi ? Non. Mais parce que en langage de poète, la lune ça veut dire les fesses. Hin hin hin hin.

***

– Ah, enfin, nous trouvons quelqu’un avec des plaques du 75, bonjour monsieur. Vous avez choisi d’exprimer fièrement votre amour de Paris, la capitale, la ville-lumière…
– Ben…
– …terre de tous les possibles, carrefour des civilisations, vous avez choisi, ainsi, de montrer votre passion pour la France dans ce qu’elle a de plus Ă©ternel…
– C’est que…
– …oh, bien sĂ»r, vous vous exposez aux quolibets de quelques provinciaux jaloux, mais il faut comprendre, eux qui n’ont pas la chance…
– En fait, j’ai demandĂ© trois fois 25 et on m’a donnĂ© ça… Je peux encore l’Ă©changer vous pensez ?


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Pondu par raph le Wednesday 15 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Clèves charogne

Pendant ce temps, le pittoresque prĂ©sident de nos amis français n’aime pas la princesse de Clèves. Y en a qui croivent que ce serait un genre de pure combine si qu’il critiquerait la culture pour se faire croire pour un gars qui cause comme que les petites gens ils causent, du moins dans les romans de Fred Vargas et dans l’imaginaire torturĂ© de ceux qui croient qu’il existe des grandes et des petites gens.

Pourtant, il n’est pas le seul Ă  dĂ©nigrer la littĂ©rature. Ainsi, Simon Beaufoy, scĂ©nariste de Slumdog Millionaire, a visiblement dĂ©testĂ© “Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire”. Tout comme ceux qui ont choisi de lui donner l’Oscar de la meilleure adaptation : Ă  ce train-lĂ , on pouvait aussi donner la rĂ©compense Ă  Dev Patel, meilleur acteur mono-expressif de l’annĂ©e.

Tout ça pour te dire que, dans l’optique d’ĂŞtre en phase avec les tendances en vogue dans notre sociĂ©tĂ©, voici mon rĂ©sumĂ© de l’intrigue de la princesse de Clèves.

C’est l’histoire d’une gamine de 16 ans qui va au Louvre. LĂ , elle rencontre un mec qui lui demande si elle veut l’Ă©pouser. Mais elle comprend “Est-ce que tu veux du poulet ?” et rĂ©pond que oui, ok, pourquoi pas, car elle est friande de ce sympathique volatile. Bien embĂŞtĂ©e lorsqu’elle se rend compte de sa funeste erreur, elle dĂ©cide de fuir, car ça se passe Ă  une Ă©poque lointaine, entre jadis et auparavant, oĂą il n’Ă©tait pas permis de dire “Non mais je m’Ă©tais trompĂ©e, lol, en fait je veux Ă©pouser Rinaldo, mais mes parents veulent pas, VDM”. Elle embarque donc dans le premier avion pour les Etats-Unis, cachĂ©e dans la soute, dĂ©guisĂ©e en meule de fromage. Mais son habile subterfuge est bien vite dĂ©couvert par la mafia locale et la malheureuse se retrouve serveuse topless dans un bar louche de la banlieue sordide de Cleveland. Mais un jour, elle sert un client pour le moins charmant, Ron LePrince, qui lui dit “sans mentir, si votre ramage est semblable Ă  votre balconnage, viens me voir jouer contre les Phoenix Suns, t’as vu”, tant il est vrai que le charmant jeune homme est pivot de l’Ă©quipe locale de basket, les Cleveland Cavaliers, qui domine la NBA de la tĂŞte et des Ă©paules mais en play-off c’est un nouveau championnat qui commence, il faut rester concentrĂ©s et ne sous-estimer aucun adversaire, l’important, c’est le collectif.
OutrĂ©e de voir sa protĂ©gĂ©e partir avec le premier venu, la mafia dĂ©cide alors d’user de son influence pour faire arbitrer le prochain match par un SuĂ©dois.


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Pondu par raph le Tuesday 14 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Lapin d’icitte

Il Ă©tait une fois un petit lapin qui s’appelait Hans. Il Ă©tait très gentil, très poli avec les vieilles dames, ses oreilles se dressaient fièrement.

Puis, un jour, il devint un grand lapin. Qui s’appelait Hans.

Puis, un jour, ce fut la crise. Hans se retrouva au chĂ´mage et s’en fut en sautillant Ă  l’Agence Lapinesque pour l’Emploi.

– On a bien un truc pour vous !
– Ouais, super, super !
– C’est un poste temporaire, par contre. S’il vous plaĂ®t, monlapin, je suis en train de vous parler, lĂ , attendez que j’aie fini pour…
– Ouais pardon, lol, je suis un peu trop chaleureux. Vous disiez ?
– VoilĂ , il faudrait aller distribuer des oeufs.
– Des oeufs ? Non mais oh, je suis pas une poule, je ponds pas des oeufs !
– Non mais faut pas les pondre, juste les distribuer, en plus, c’est des oeufs en chocolat !
– Non mais oh, je suis pas un Suisse, je ponds pas des oeufs en chocolat.
– Oui mais… Je vous ai dĂ©jĂ  dit de ne pas entreprendre de rapports sexuels avec mes collègues de sexe fĂ©minin durant nos entretiens, que diable !

Hans s’en fut donc fĂŞter son nouvel emploi au bistrot du coin.

– Mais alors, c’est quoi t’est-ce que tu vas faire ?
lui demanda un ami qui adorait manger des discours de Nicolas Sarkozy
– Distribuer des oeufs.
– Ah ouais, ouais super… c’est complètement con, comme job non ? Pourquoi tu fais ça ?
– J’ai pas bien compris, les humains ils ont un dieu, son fils est mort alors ils cachent des oeufs.
– C’est quoi un dieu ?
– Un mec qui distribue des carottes gratuitement si tu fais pas des pĂ©chĂ©s.
– C’est quoi des pĂ©chĂ©s ?
– Genre pratiquer le nanisme.
– Ah ouais les lapins nains je les aime pas. Mais pourquoi on a pas de dieu, nous ?
– Il est dit que le Grand Nanabozo crĂ©a le Monde et les Lapins Ă  son image mais le quitta, furax, quand le Premier Lapin tenta de le violer.

Puis Hans partit travailler. Il distribuait force chocolats et moult friandises, tout en s’efforçant d’ĂŞtre discret, car les enfants ne devaient pas le voir, c’Ă©tait stipulĂ© sur son contrat.

Mais Hans n’Ă©tait pas de ceux qui accomplissent fièrement leur dur labeur, contribuant ainsi Ă  la grandeur de la nation. Lui, ce qu’il aimait, c’Ă©tait se rouler dans les champs de pissenlits en picolant de la liqueur de carottes.

Et ce qui devait arriver arriva : il dĂ©boula, ivre mort, le poil jauni par ses activitĂ©s rouladesques, dans le jardin de la famille MĂĽller, dans un pavillon de banlieue, balança une douzaine d’oeufs n’importe oĂą, tenta de s’accoupler avec le lièvre en plastique qui accompagnait si harmonieusement la famille de nains qui dĂ©coraient le jardinet tondu au cordeau, tout cela sous le regard rĂ©probateur des nombreux invitĂ©s prĂ©sents Ă  la Oster-Party des MĂĽller, dont la petite Ermelinda, 6 ans, en pleurs.

– Maman, maman, il fait quoi le lapin ?
– Mais voyons, ma chĂ©rie, tu sais bien que les lapins n’existent pas !

(C’est un post avec plein de dialogues, je pense en effet en revendre les droits Ă  Luc Besson).

Moralité:
Rond comme un ballon et plus jaune qu’un citron, c’est Pâques, man ! Pâques, man.


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Pondu par raph le Thursday 9 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

La vérité est ailleurs

Si ça se trouve, lĂ , tu es peut-ĂŞtre en train de regarder la Nouvelle Star. Il y a une phrase que tu vas entendre environ 412 fois : “Tu as un univers”. Du coup, peut-ĂŞtre que toi, tu comprends. Et que tu pourras m’expliquer.

Au dĂ©but, je le comprenais au premier degrĂ©. Ça aurait expliquĂ© bien des choses. Genre tu entends un type couiner sur du Obispo ou du Balavoine, le jury s’extasie comme s’il n’avait jamais rien entendu de toute sa vie. Et un des jurĂ©s dit “Tu nous a emmenĂ©s dans ton univers”. Moi, la première fois, je me suis dit ok, il les a emmenĂ©s sur Xllwt32, une gĂ©ante gazeuse peuplĂ©e de gĂ©ants verts de 7 mètres 12 mangeurs de chair humaine et de pâtes au thon, après ça, tu hĂ©sites Ă  dire “ta chanson Ă©tait toute nulle”, faut comprendre. Par exemple, Ă  l’heure oĂą je te parle, y a un mec qui chante il vient probablement d’un univers oĂą tout est liquide. Surtout lui.

Bon. Mais c’est pas crĂ©dible. Si tous ces mecs avaient des univers, qu’est-ce qu’ils viendraient faire ? Imagine, tu as un univers entier Ă  toi. Tu vas d’une planète Ă  l’autre, paraĂ®t que sur Xllorq y a des bars sympa et que les Xffrtiennes sont plutĂ´t entreprenantes, tu te dĂ©merdes pour vivre un Ă©ternel Ă©tĂ© (sur Xwwuh, il fait une moyenne de 611 degrĂ©s), ce genre de choses. Tu ne vas pas t’amuser Ă  chanter devant Lio et Philippe Manoeuvre pour Ă©ventuellement devenir le mec qui amène les candidats sur le plateau dans trois ans.

Ou alors ils viennent Ă©tudier le nĂ´tre ? Pour l’envahir ? Ils se disent que la tĂ©lĂ©, c’est un bon endroit ? Ou alors ils veulent nous asservir ? Ça se tient. J’ai Ă©coutĂ© le dernier single de Christophe Willem, c’est sĂ»r, il nous veut du mal. Et le jury serait complice ? Bon, oui, pour Dove Attia et Lio c’est crĂ©dible. Et Miss Dominique est peut-ĂŞtre un alien polymorphe. Mais tout de mĂŞme, ça me semble louche, ils auraient choisi une autre Ă©mission pour ça, genre Questions au gouvernement, je pense. Et Manoukian est clairement d’une autre galaxie.

VoilĂ  pendant que tu m’expliques, je vais zapper sur le foot. Un sport nettement plus universel.


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Pondu par raph le Tuesday 7 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Pour Picpus changer à Trocadéro

ACTE I
Un mec qui fait un magazine, un sémillant jeune homme

– Salut, tu pourrais nous relire quelques pages pour notre magazine touslesfestivalsdumonde.com* ? Je te paie en tickets de festivals.
– Ah super, je te prends deux Benicassim, un Sziget et trois Eurocks.
– Ah non il me reste que le festival de la Paille Ă  MĂ©tabief et la fĂŞte Ă  la saucisse dans le Morbihan… Mais bon si tu y rĂ©flĂ©chis bien, le festival de la Paille, c’est un peu comme les Vieilles Charrues.

***
ACTE II
Un mec qui a un site, le sémillant jeune homme

– Bonjour, j’aurais besoin d’une traduction pour mon site internet.
– Oui, je peux faire ça..
– Bon par contre je peux pas vous payer pour le moment, mais je fabrique des meubles en bois, choisissez-en donc un.

***
ACTE III
Un autre mec qui a un autre site, le sémillant jeune homme

– Bonjour, j’aurais besoin d’une traduction pour mon site internet.
– Tout Ă  fait, je prends une Ă©tagère les 100 signes.
– Ah mais c’est un site de vente d’articles personnalisĂ©s. Combien ça fait en t-shirts FC Vufflens ?

***
ACTE IV
Le sémillant jeune homme, une apprentie bouchère-charcutière

– Je voudrais 200 grammes de viande hachĂ©e.
– Y en a un peu plus, ça ira quand mĂŞme ?
– Très bien, par contre, vous prenez les poĂŞles en fonte ?
– Oui, mais je suis obligĂ©e de vous rendre la monnaie en archets de contrebasse.

***
ACTE V
L’administration fĂ©dĂ©rale des finances

Monsieur,
Suite Ă  un contrĂ´le minutieux de votre dernière dĂ©claration d’impĂ´ts, il apparaĂ®t que vous nous devez encore la somme de treize lapins, une machine Ă  cafĂ©, soixante boules Ă  neige et deux claviers pour sourds. Veuillez impĂ©rativement nous payer Ă  l’aide du camion de dĂ©mĂ©nagement ci-joint.

***
ACTE VI
Un chauve éditeur, un sémillant jeune homme

– Bonjour, je dois vous dire que nous sommes très intĂ©ressĂ©s par votre livre “Le troc c’est trop cool”. Nous avons adorĂ© et, d’ailleurs, nous comptons vous payer vos droits d’auteur en ouvrages de Marc LĂ©vy.

***
ACTE VII
Le sémillant jeune homme, une apprentie bouchère-charcutière

– Je voudrais 200 grammes de viande hachĂ©e.
– Je ne peux pas vous servir. On en peut plus de vos Ă©tagères, de vos boulons, de vos pingouins, de vos slips en flanelle…
– Oui justement, Ă  ce propos, je viens d’avoir une idĂ©e gĂ©niale. Regardez ce bout de papier, lĂ , d’un cĂ´tĂ© j’ai Ă©crit sa valeur en Ă©tagères et de l’autre, pour faire joli, j’ai mis un type connu mort.
– Super, j’adore les types connus morts. Mais si tout le monde fait comme vous, Ă  la fin du mois, je vais avoir plein de bouts de papier.
– Justement, vous me les donnez, je les mets dans un coffre et quand vous en avez besoin, je vous les redonne avec un plus petit bout de papier avec un mort moins connu dessus en prime.
– C’est complètement con comme système, ça marchera jamais.
– On parie ?
– Ok on parie seize bouts de papier avec un mort moyen connu.
– HervĂ© Villard ?
– Ça marche.
– Comment je vais me sortir de ce post, moi ?
– Je sais pas, le dialogue est trop long, je ne sais mĂŞme plus si c’est moi qui parle.
– Lol
– Lol

* Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé seraient fort truite.


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Pondu par raph le Thursday 2 April 2009 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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