Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

Devoirs conjugaux de vacances (ce titre est déplorable)(de lapin)(tre en bâtiment)

Cela se sait trop peu, mais bloguer ne se fait pas Ă  la va-vite. Cela demande du travail, de l’abnĂ©gation, des pantoufles Kermit. Et, bien sĂ»r, un solide rĂ©seau d’indics.

Ainsi, tel que tu me vois, je dispose de pantoufles Kermit (photo disponible sur demande accompagnĂ©e d’une attestation de la police nicaraguayenne) et d’un solide rĂ©seau d’indics. Cela dit, force est de constater que je suis un rien en retard, lĂ .

Tout a en effet commencĂ© Ă  la fĂŞte de l’Huma. Mes camarades et moi-mĂŞme fomentions un coup d’Ă©tat pour renverser le gouvernement corrompu et rendre enfin le pouvoir aux masses laborieuses, quand nous constatâmes que Pete Doherty et Benny XVI Ă©taient Ă  Paris (une charmante bourgade du Nord de la France) le mĂŞme jour. CoĂŻncidence ? Je ne crois pas. La sĂ©millante Fabienne me chargea alors de me renseigner plus avant sur les troublantes corrĂ©lations entre ces deux hommes, oui je sais bien qu’on ne peut pas dire corrĂ©lations entre les deux hommes mais nous Ă©tions jeunes, nous Ă©tions fous, la bière coulait Ă  flots, Pif le Chien nous regardait de son oeil bienveillant. Je vis bien vite qu’il fallait enquĂŞter du cĂ´tĂ© de cette histoire d’opium du peuple mais, hĂ©las, vingt-deux fois hĂ©las, d’autres affaires plus pressantes telles que aller rechercher des bières m’empĂŞchèrent de creuser plus avant. La toujours aussi sĂ©millante, celle-lĂ  mĂŞme qui m’avait suggĂ©rĂ© de vĂ©rifier si Cali ne serait pas un agent Ă  la solde de l’Ennemi, me demanda ensuite, connaissant mon amour pour la grande musique et les interprètes de qualitĂ©, de me pencher sur les paroles des chansons dudit Doherty, celles de BenoĂ®t XVI Ă©tant nettement moins intĂ©ressantes (l’on prĂ©fĂ©rera son frère, Damien XVI, mystĂ©rieusement disparu).

Puis c’est le tĂ©nĂ©breux Bastien, bientĂ´t 18 ans que je lui sors la mĂŞme vanne, qui se tourna vers moi: il se souvint du temps oĂą je lui apprenais de son mĂ©tier les petites ficelles, mĂ©tier qu’il a d’ailleurs abandonnĂ© depuis mais je te prie de n’y voir aucune relation de cause Ă  effet, merci, et vint me demander, car il s’agit d’un jeune homme curieux et perfectionniste, si Ă  tout hasard j’avais compris le sens cachĂ© des paroles d’une chanson du cĂ©lèbre Julien DorĂ©, fils puĂ®nĂ© de Gustave et Garance, mais pas les limites, une autre.
Je lui dis que j’allais y rĂ©flĂ©chir mais, hĂ©las, mon esprit fut distrait par un reportage sur les poneys et toute l’affaire me sortit de la tĂŞte comme l’on sort parfois de route ou de ses gonds.

Puis la sulfureuse Tica s’adressa Ă  moi en ces termes, “dis, toi qui connais des gens qui ont des amis qui connaissent le cousin d’un mec du FBI, saurais-tu d’oĂą vient l’expression mettre en bière ?”. Mais son mail, parti Ă  mon adresse professionnelle, atterrit Ă  la suite de diverses manoeuvres qu’il m’est encore douloureux de vous narrer ici, sous les yeux d’un valeureux collaborateur. La suite, vous la devinez: il ne comprit pas qu’il s’agissait d’un courrier privĂ©, se mit aussitĂ´t sur la trace de l’information, on parle de lui pour le Pulitzer de cette annĂ©e. Fort marri de cette mĂ©saventure, je ne me penchai pas plus sur les origines de l’expression “Reprendre du poil de la bĂŞte”, que je m’Ă©tais soufflĂ©e Ă  moi-mĂŞme dans un accès de schizophrĂ©nie.

Puis c’est le mystĂ©rieux Daniel, ĂŞtre secret qui change de prĂ©nom onze fois par jour, qui me demanda si je ne voulais pas participer Ă  une sĂ©rie de posts sur le thème “si j’Ă©tais homosexuel(le)”. ImmĂ©diatement intĂ©ressĂ©, je dĂ©cidai de me documenter en regardant, comme quoi la nature est bien fait, un troublant documentaire Ă©voquant sans tabous les difficultĂ©s Ă  se faire accepter par la sociĂ©tĂ© d’un couple gay parisien. J’en Ă©tais Ă  me demander pourquoi, si j’Ă©tais homosexuel(le), il faudrait absolument que j’essaie de manger une biscotte, alors que je n’aime pas vraiment ça, si vraiment y a plus rien, je veux bien, mais tout de mĂŞme, quand soudain, je dĂ©cidai, bouleversĂ© par ce spectacle, de zapper.

Tout ça pour te dire que malgré environ pléthore de sujets en cours, tombe la neige, je ne poste pas ce soir.


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Pondu par raph le Wednesday 29 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

gRrrRRrRRrRr (titre de travail)

Parfois, il fait nuit, il fait moche, le brouillard ne s’est levĂ© que pour laisser la place Ă  cette pluie qui veut dire “tu devrais te dĂ©pĂŞcher d’aller mettre tes pneus neige”, tu as passĂ© l’heure gagnĂ©e grâce Ă  un gĂ©nĂ©ral Ă  qui tu n’avais rien demandĂ© Ă  attendre qu’elle passe (de nos jours, ils fabriquent des tĂ©lĂ©phones portables qui se remettent Ă  l’heure tout seuls, des autoradios qui se remettent Ă  l’heure tout seuls, (mĂŞme ton chat, ce matin, il Ă©tait si ponctuel, ils doivent fabriquer des chats qui se remettent Ă  l’heure tout seuls, de nos jours) mais toi t’es un vieux modèle, quand un gĂ©nĂ©ral mort dĂ©cide qu’il faut rĂ©gler sa montre deux fois par annĂ©e pour Ă©conomiser 0,08% d’Ă©nergie environ, tu ne retrouves pas le gousset de ton horloge interne, tu insomnises et le lendemain tu te retrouves avec environ 72,17% d’Ă©nergie en moins), les gens sont des cons, je veux dire encore plus que d’habitude, les gens Ă  qui tu ne demandes rien viennent râler que le sketch des valises, il est contre moi ? parce que moi des valises, je peux en avoir tant que je veux, alors ne parlons mĂŞme pas de ceux Ă  qui tu demandes quelque chose, ce ne serait pas très convivial, tes collègues sont chauves, les voitures bouchonnent, les feuilles mortes se ramassent Ă  la pelle, bref, la vie est un peu une pute bon marchĂ©.

Bref, tu es d’humeur Ă  dĂ©pecer la première truite venue: c’Ă©tait ça ou dĂ©primer, tu as essayĂ© un peu, pour voir, c’Ă©tait pas drĂ´le. Tu as comme envie de sang sur les murs, mais ça salit, comme envie d’accident de voiture, mais ça pique. Du coup tu te dis que tu pourrais aller Ă  la Migros faire des croche-pattes aux petites vieilles, tu sais, celles qui dĂ©barquent 11 minutes avant la fermeture et embarquent tous les articles Ă  prix rĂ©duit ?, ou alors passer tes nerfs sur des bĂ©bĂ©s chats, mais tu n’en as pas sous la main, ou alors essayer de battre tes amis, parce que se battre avec des copains c’est très jus de raisin, surtout que lĂ  c’est Ă  geo challenge sur facebook, un jeu super oĂą tu dois reconnaĂ®tre le drapeau de Nauru, vraiment bien, quand tu rencontreras des Nauruiens tu pourras les impressionner et après ils te prĂ©senteront Ă  leur chef et t’offriront des fruits, mais comme tu es de mauvaise humeur, lĂ , ce sera probablement des fruits Ă  la con genre noix de coco. Et lĂ  du coup tu rentres chez toi et dans ta boĂ®te aux lettres y a un flyer pour le professeur Bambo, un mec plutĂ´t sympa qui rĂ©soud tous les problèmes et les traite une fois pour toutes, mĂŞme les cas les plus dĂ©sespĂ©rĂ©s, mĂŞme les cas rares et inconnus, et une carte postale moche très bien, avec des mots touchants et graciles au dos, surtout un, et lĂ  tu te dis que tous ces gens qui essaient de te redonner le sourire pile au moment oĂą tu te demandes comment conclure une note sur les gens qui sont des cons n’ont vraiment aucun respect.


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Pondu par raph le Monday 27 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Risette by Peer

S’il t’arrive un malheur, accident de tabouret, dĂ©faite contre le FC Bâle (non, mais c’est empirique, hein, je sais bien qu’en rĂ©alitĂ© ça n’arrive jamais), crise financière, problèmes gastronomiques, retour de l’ĂŞtre aimĂ©, la première chose Ă  faire est de prendre les mesures qui s’imposent.

La deuxième chose Ă  faire, c’est d’accuser quelqu’un de tous les maux: “C’est Henri, il a mis un virus d’internet dans l’imprimante !”, “c’est Estelle, elle est suĂ©doise”. Dans ce domaine et en ce moment, le truc Ă  la mode, c’est d’accuser son voisin de faire du paradis fiscal, et donc d’ĂŞtre responsable de la crise, ce Ă  quoi le voisin rĂ©pondra outrĂ© “mĂŞme pas vrai d’abord et j’te ferais dire que mon papa il est plus fort que le tien, si les gens ils mettent leurs sous chez nous c’est parce qu’on est gentils avec les Ă©trangers (enfin, sauf avec les pauvres, hein, faut pas dĂ©conner non plus)”.

Mais donc, qu’est-ce qu’un paradis fiscal ? A priori, le terme est plutĂ´t contradictoire. Le Paradis est un endroit super bien oĂą tu peux te balader Ă  poil et parler aux animaux toute la journĂ©e, tant que tu ne manges pas du fruit de la connaissance du bien et du mal©. La fiscalitĂ© est forcĂ©ment une invention dĂ©moniaque: trois plombes Ă  t’arracher les cheveux sur une dĂ©claration d’impĂ´ts pour ensuite devoir payer, c’est clairement une idĂ©e du Malin. Tu remarqueras par contre que les paradis fiscaux, ou les pays suspectĂ©s de l’ĂŞtre sont plein de banquiers, des gens qui n’ont visiblement jamais croquĂ© dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal© et de traders, des gens qui n’ont encore pas Ă©tĂ© pendus Ă  la plus haute branche de l’arbre de la connaissance du bien et du mal©.

Les paradis fiscaux ont Ă©tĂ© inventĂ©s aux Ă®les CaĂŻman, des Ă®les dont la population est exclusivement composĂ©e de crocodiles, de quelques gavials, d’un ou deux alligators. Ces bĂŞtes Ă©tant, par essence, bien trop incultes pour inventer des principes raffinĂ©s et sophistiquĂ©s tels que la taxe sur le revenu, on n’y paie pas d’impĂ´ts. Par l’odeur allĂ©chĂ©s, les investisseurs du monde entier ont dĂ©cidĂ© de crĂ©er des entreprises dans cette riante contrĂ©e. Mais comme ils avaient un peu peur, je sais pas si tu t’es dĂ©jĂ  fait charger par un troupeau de reptiles au galop, ceux qui l’ont vĂ©cu ne sont plus lĂ  pour en parler (ils sont en vacances au Mexique), ils ont crĂ©Ă© des sociĂ©tĂ©s en mer, plus communĂ©ment appelĂ©es offshore, l’anglais Ă©tant la langue officielle des crocodiliens.

Or, le crocodile est un animal fermement attachĂ© aux valeurs du communisme: attristĂ©s par cet afflux massif de requins, ils ont perdu leur sang-froid et sur les bords du Nil ils sont partis, n’en parlons plus.

A la lumière de ce qui prĂ©cède, on peut dĂ©finitivement rĂ©concilier Micheline Calmy-Rey et Peer SteinbrĂĽck et convoquer l’ambassadeur d’Allemagne pour lui dire que Ă  mon avis, la Suisse n’est pas un paradis fiscal, je vois pas comment il pourrait faire si froid dans un paradis.


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Pondu par raph le Friday 24 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Lââm est amorphe ? Ose deux Kafka !

Finissons-en une bonne fois pour toute avec cette histoire de Marseillaise, sinon je vais me faire passer un savon. Notons tout de mĂŞme que cette chansonnette si guillerette n’est plus guère confiĂ©e qu’Ă  des chanteuses oubliĂ©es, et intĂ©ressons-nous de plus près Ă  celle qui Ă©tait en peine mardi dernier, Lââm.

De Lââm, on sait qu’elle est l’une des trop rares chanteuses avec deux circonflexes Ă  la suite et qu’elle a dĂ©butĂ© sa carrière en voulant chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, mais force est de constater que ceux qui Ă©taient Ă  la maison ont, et ce Ă  plusieurs reprises, entendu cette chanson, le plus souvent contre leur grĂ©, mais je ne voudrais pas retourner Lââm dans la plaie.

Si l’on tente de se renseigner plus avant sur cette chanteuse ma foi fort pratique pour truffer une chronique de ces jeux de mots que le monde nous envie, on constate très vite qu’il y a du vague Ă  Lââm: son site officiel est en effet en construction. Il permet toutefois de se rendre compte que ladite chanteuse souffre d’une maladie rare, dont les symptĂ´mes sont une abondante toison rose pelucheuse. MalgrĂ© cela, Lââm est une femme de coeur, qui n’hĂ©site pas Ă  confier la gestion de sa page internet Ă  un analphabète, voire Ă  se produire Ă  Fourmies ou Ă  Montargis. (Je conseille d’ailleurs Ă  ses fans son show du 17 janvier prochain qui promet d’ĂŞtre Ă©bouriffant, surtout niveau chorĂ©graphie)(c’est bien connu, c’est Ă  Mamers qu’on voit danser)(je vous avais dit, pour les jeux de mots que le monde nous envie?)(pour l’arbre de NoĂ«l, par contre, j’hĂ©site un peu). Ceux qui auront le courage de laisser le son sauront qu’elle fait ce qu’il est convenu d’appeler du awanbi, avec un peu de pouet pouet derrière pour faire genre electro (la plus grande arnaque depuis l’invention des modes musicales).

De sa discographie, on apprend qu’elle a une petite soeur, ce qui arrive Ă  des gens très bien. Mais pour mieux savoir qui elle est, penchons-nous sur les paroles de sa chanson “savoir qui je suis”, comme quoi tout ça c’est bien foutu, tirĂ©es de la comĂ©die musicale Highschool Musical 2, ça fait rĂŞver.

Savoir qui je suis

Non, ça a l’air de rien cette rubrique, mais tu sais que y a tellement de sites de paroles avec Ă©crit n’importe quoi, dans l’internet, que maintenant Ă  chaque fois j’Ă©coute la chanson avant de poster ? Je souffre beaucoup pour vous, quand mĂŞme.

Il faut que je te parle de moi

Oui, c’est vrai.

C’est vrai qu’entre nous ça ne va pas très bien

Musicalement non, mais sinon, moi, j’ai rien contre toi.

La vie sépare nos chemins

Oui, c’est vrai que lĂ , ça fait un moment que j’avais plus trop entendu parler de toi.

Et puis peu à peu elle nous entraîne
Chacun vers son destin

Ah ça, oui, la vie entraĂ®ne les gens vers leur destin, c’est comme ça, limite inexorable. C’est ça le problème, avec les destins: la vie finit toujours par t’y entraĂ®ner.

Et ne m’en veux pas
Si je dois trouver ma vérité

Pas de souci, je sais ce que c’est: je suis justement en train de chercher mon mensonge.

Pardonne-moi

C’est bon, je te dis.

REFRAIN :
Je veux découvrir qui je suis vraiment

Justement, je me posais la mĂŞme question.
Attention ! Strophe suivante, un Ă©norme scoop !

Je ne suis pas de ce monde
Est-ce que tu le comprends ?

Comme ça Ă  brĂ»le pourpoint non, pas très bien, mais si on y rĂ©flĂ©chit bien, ça peut expliquer bien des choses. Tu serais pas une melmacienne ? Et la peluche rose, c’est pas une grave maladie, alors ?

Chacun doit trouver sa place dans la vie

Oui. C’est vrai. Au parking aussi, mais ça fait moins bien dans une chanson.

Et dès maintenant
Je dois savoir qui je suis

Oui, c’est mieux: imagine, on te demande un autographe, tu signes Anastacia ?

Je ne veux pas tout oublier

Non: pense Ă  racheter du pain.

Mais j’avais tant de rĂŞves et je les vois tous s’envoler
Une autre journée de ciel gris

Ben essaie de penser positif: Tu les vois s’envoler moins longtemps que si le ciel Ă©tait bleu.

Et ça fait trop mal de regarder le temps qui s’enfuit

Alors ça, c’est de la mĂ©taphore mĂ©tĂ©orologico-nostalgique de classe oĂą je ne m’y connais pas.

Je m’en vais lĂ -bas

N’y va pas !

Car je dois trouver ma vérité
Pardonne-moi

Bon ok, vas-y finalement.

REFRAIN

Ah chouette, justement, j’en parlais l’autre jour, j’adore les refrains.

Je n’oublie pas
Tout ce qu’il y a eu entre nous

Super

Ne m’en veux pas

Mais non, allons !

Je ne voudrais pas te mettre Ă  genoux
Car c’est ma vie
Je veux aller jusqu’au bout

Car comme le disait le poète, quand on est Ă  genoux, autant aller jusqu’au bout.

Je dois me détacher de tout
Oui…

Oui !

REFRAIN x2

Je dois savoir qui je suis
Je dois savoir qui je suis

Par contre, nous, on n’en sait pas plus, on n’en sait pas plus


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Pondu par raph le Tuesday 21 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

UBS is now listed as in a complicated relationship

Les commentaires du post prĂ©cĂ©dent sont Ă©difiants: mĂŞme quand tu demandes gentiment, personne est foutu capable de t’expliquer ce que c’est le sentiment de fiertĂ© nationale. On en cause sans savoir ce que c’est et sans ĂŞtre sĂ»r que ça serve vraiment Ă  quelque chose ni mĂŞme que ça existe toujours, un peu comme de dieu ou de “des chiffres et des lettres”.

Mais il ne faut pas se voiler la face ni raison garder. L’humain aime Ă  appartenir Ă  des communautĂ©s, cela lui permet de crĂ©er un tissu social d’un cĂ´tĂ©, et d’un autre, il faut bien qu’il y ait des Ă©trangers sinon qui nous volerait notre pain ?

Or, permets-moi de te dire que c’est complètement con, comme concept. Se sentir fraterniser avec des gens juste pour une vague histoire de promiscuitĂ© gĂ©ographique, c’est pas toujours Ă©vident. Les soirs de foot, tu fais un effort et tu es pour les rouges. Mais le reste du temps, tu as du mal (du coup, on te prend pour un rouge).

Je prĂ©conise donc de supprimer cette absurditĂ©. Et de remplacer les pays par un truc beaucoup plus porteur d’avenir: les groupes facebook. Leur avantage principal, c’est de n’ĂŞtre peuplĂ©s que de gens qui pensent pareil. Imagine: tu ne vas pas rejoindre le groupe “Les chatons, c’est un peu moche” si tu ne le penses pas, de peur de donner une fausse image de toi Ă  tes 842 friends. Le groupe facebook rĂ©unit donc des gens dĂ©sireux de discuter de points sur lesquels ils sont tous d’accord. Ce qui, jusque lĂ , ne sert pas Ă  grand chose. Mais avoue que l’idĂ©e a du bon. Pour le sport, d’abord. Franchement, c’est beaucoup plus logique de crier “Allez les Je trouve Yann Barthès très beau” que “Allez les fuchsias”. Beaucoup plus simple de s’identifier avec quelqu’un parce qu’il est membre de “je mets deux sucres dans mon cafĂ©” que parce qu’il est vaguement nĂ© Ă  Echichens.

Et si ça simplifie les choses pour le sport, imagine un peu pour la guerre. Parce que oui, autant supprimer le concept de nation, ça me semble pas mal, autant celui de guerre, Ă©conomiquement, ce serait une erreur. Mais bon, c’est bien plus rĂ©aliste de partir la fleur au fusil parce que les “10’000 personnes et je traverse La Bourboule nu” menacent l’intĂ©gritĂ© de “Je ne dis jamais huit fois tractopelle le mĂŞme jour”

Alors, tu vas me dire, des gens sont membres de plein de groupes.

C’est vrai.


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Pondu par raph le Monday 20 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Allons enfants de l’apathie, le jour de foire est arrivĂ©

Je vais t’avouer un truc, dans la vie, il y a des notions simples que je ne comprends pas. La bourse, la mode, le sentiment de fiertĂ© nationale. Des trucs que personne ne m’expliquera jamais tellement ils sont, apparemment, normaux.

Par exemple, en ce moment, tous les journalistes du monde ne parlent plus que de la crise, dans les quotidiens, les magazines, partout, bientĂ´t ça va rejoindre mĂŞme les magazines fĂ©minins (les 10 moyens de convaincre votre homme de vous acheter ces magnifiques bottines rouges en fourrure de casoar malgrĂ© la crise hihihihihihi) et masculins (Hans s’apprĂŞtait Ă  s’endormir sous un pont quand deux suĂ©doises, qui avaient dĂ» manger tous leur vĂŞtements Ă  cause de la crise, lui demandèrent si elle pouvaient partager son carton). Tous, sauf les journaux français. Parce que, vois-tu, des gens ont sifflĂ© la Marseillaise (l’hymne national des français, pas une fille qui passe sa vie Ă  jouer Ă  la pĂ©tanque en buvant des apĂ©ros et en disant putain ou peuchère suivant la situation). Et que, pour une raison qui m’Ă©chappe, c’est tellement important que mĂŞme des ministres rĂ©agissent.

Moi, donc, Ă  la base, le principe de fiertĂ© nationale, ça me dĂ©passe un peu. Je suis fier, par exemple, quand mes lacets restent attachĂ©s toute une journĂ©e: ça n’a l’air de rien mais, pour moi, c’est un Ă©norme exploit. Par contre, ĂŞtre suisse, c’est un truc que je fais depuis tout petit et qui ne me demande pas plus d’efforts que ça. Je sais pas comment ça se passe, pour les autres: Ă  14 ans, ils s’enferment dans les toilettes du lycĂ©e et se montrent leurs cartes d’identitĂ© ? “Waaah t’es laotien ? Trop cool !” “Ohlala lui il est guatĂ©maltèque, la honte!”

Cette suissitude forcĂ©e ne m’empĂŞche pas outre mesure de trouver l’hymne national suisse un peu couillon. Bucolique, mais couillon. Si, si. Je l’ai jamais entendu chantĂ© par Lââm, peut-ĂŞtre que ça changerait la donne, mais je ne crois pas. Et je t’avoue que je suis tout aussi gĂŞnĂ© pour les gens qui applaudissent un carton rouge, ou une double faute en tennis, que pour les gens qui sifflent un hymne national.

Parce que ce truc de sentiment de fiertĂ© nationale, ça a l’air de vachement tourner autour de l’hymne. L’autre jour, j’Ă©tais au restaurant, pour l’anniversaire de ma grand-mère, quand soudain un membre de ma famille dont je prĂ©fère garder l’anonymat par peur des reprĂ©sailles a dit: “Non merci, pas de spätzlis, donnez-moi des nouilles”, bafouant sans vergogne un symbole national. Personne ne s’est indignĂ©, personne n’en a parlĂ© au JT, aucun membre du gouvernement n’a menacĂ© de quitter le restaurant et de faire annuler le repas. Pareil quand je dis “Oh tu sais moi le ski”. Y a bien quelques rĂ©actions indignĂ©es, mais ça va, sans plus. Alors que chez nous aussi, quand notre hymne national est sifflĂ© dans un match de foot, ça indigne plein de gens. Parce que si tu habites dans un pays, apparemment, tu dois l’aimer. Alors qu’aimer un pays, ça ne veut pas dire grand chose. Aimer la viande, oui, on peut, c’est mĂŞme normal, mais aimer un pays, je vois pas comment.

A la limite, si je devenais français et que vraiment, on m’obligeait Ă  ĂŞtre super fier d’un truc, ce serait probablement du fromage. C’est bon, le fromage. Mais l’hymne national ? C’est de la cruautĂ© d’obliger tous ces gens, dont certains sont plutĂ´t sympa, hein, Ă  aimer ce truc. DĂ©jĂ , il a Ă©tĂ© Ă©crit par un poisson. J’aime bien les poissons, je dis pas, sympas, jamais un mot plus haut que l’autre, mais comme paroliers, ils valent pas un Furnon ou un Obispo. Parce que quand mĂŞme, la Marseillaise, ça raconte l’histoire de gens qui s’Ă©nervent Ă  cause d’une vache !
C’est une Marseillaise, elle a jamais vu de vaches de sa vie, dans les calanques y a que des dauphins, alors quand elle entend mugir dans ses campagnes, elle monte sur ses grands chevaux, mĂŞme si y en a pas plus que de vaches chez elle, c’est pas ça qui va l’arrĂŞter. Elle est persuadĂ©e que les vaches vont venir dans ses bras Ă©gorger ses fils et ses compagnes. Alors bon, je sais pas si tu t’y connais en vaches, mais si vraiment elle voulait Ă©gorger tes compagnes, la Marguerite avec ses grands yeux, elle viendrait pas te sauter dans les bras d’abord, elle est pas aussi bĂŞte. Mais bon la Marseillaise ne l’entend pas de cette oreille, elle se dit qu’elle va se venger avec son bras. Et elle voudrait qu’un sang impur abreuve ses sillons. On met des millions dans la lutte contre le dopage, et tout ça aux frais du contribuable, bien sĂ»r !, et voilĂ  que la première cagole venue veut Ă©gorger des vaches dopĂ©es Ă  l’hormone de croissance juste parce qu’elle pense que ça va faire pousser l’anis plus vite, de qui se moque-t-on ?

Donc bon, si on pouvait m’expliquer…


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Pondu par raph le Friday 17 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Je pense que c’est mon post le plus drĂ´le

Aujourd’hui, c’est la journĂ©e mondiale du refus de la misère.


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Pondu par raph le Friday 17 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

GrĂĄddur pĂĄ wwruksz

Je sais pas si t’es au courant, mais la mode, c’est les biopic. Un biopic, c’est comme un film biographique, mais avec un nom de croquettes pour chien 100% naturelles. Ça raconte l’histoire de quelqu’un de mort, et pour le titre, au lieu de “Je suis garĂ© en double file” ou “N’oublie pas ton parapluie si tu sors”, on met juste un nom de famille, Sagan, Coluche, Mesrine (le cĂ©lèbre footballeur), la MĂ´me ou Godzilla, donc c’est plus simple. L’avantage du biopic, c’est que des gens morts, y en a des paquets.

Or, je tiens Ă  te rappeler que, comme pour les poneys, Bon Pour Ton Poil est sur le coup depuis au moins longtemps (comme le prouverait aisĂ©ment ce lien si j’avais un peu mis mes tags Ă  jour (mais je vais pas commencer Ă  mettre de l’ordre dans mon blog alors que l’Ă©quipe de “C’est du propre” tente par tous les moyens d’entrer dans mon appartement depuis 6 mois, quand mĂŞme ?))

Tout ça pour te dire que.

Jean-UllĂĄf Nobel connut un destin tragique et cruel. Le jour de ses 5 ans, il perd sa mère, Chantal, une actrice française adulĂ©e, dans un terrible accident de voiture. Quelques heures plus tard, son père, Alfred, inventeur de la dynamite, dĂ©funte Ă  son tour en allumant le gâteau d’anniversaire de son fils.

Les annĂ©es passent, le petit Jean-UllĂĄf est adoptĂ© par une famille d’employĂ©s de pompes funèbres qui l’aiment comme s’il Ă©tait leur propre fils (c’est Ă  dire Ă  coup de savates). Mais toujours il gardera au fond de son coeur le souvenir de ses vrais parents et l’envie, comme eux, de laisser son nom dans l’Histoire.

Jean-UllĂĄf dĂ©cide de complĂ©ter l’oeuvre de son père et de crĂ©er de nouveaux prix Nobel dans des domaines injustement oubliĂ©s: la pyrogravure, la guerre, les fourchettes, le barbecue, la cuisine au beurre et la spĂ©lĂ©ologie. HĂ©las, ses Ă©conomies sont maigres, car il a dilapidĂ© sa fortune dans le jeu, notamment le Cluedo. Un calcul rapide lui permet de dĂ©terminer qu’il pourrait offrir Ă  tous les laurĂ©ats un prix d’environ une couronne suĂ©doise (soit 12 lauriers danois) pendant environ 0,78 ans.

Il dĂ©cide alors de gagner plein d’argent et se tourne vers le domaine merveilleux et rĂ©munĂ©rateur de la tĂ©lĂ©vision. Il propose Ă  toutes les chaĂ®nes suĂ©doises de crĂ©er un jeu, “Le juste prix Nobel”, un jeu dans lequel des candidats doivent dĂ©terminer la valeur marchande d’une vitrine dans laquelle se trouvent le vaccin contre le cancer, un modèle Ă©conomique rĂ©volutionnaire, un genre de molĂ©cule vachement petite et la paix dans le monde et si il s’approche du juste prix, mais sans le dĂ©passer, il gagne un voyage pour deux tout frais compris pendant une semaine Ă  Honfleur.

Personne ne voudra de son Ă©mission, car Ă  l’Ă©poque la tĂ©lĂ© suĂ©doise Ă©tait très conservatrice et ne diffusait que des reportages sur les biscottes, 22 heures par jour. Il mourra dans le dĂ©nudement le plus total suite Ă  un terrible accident de fourchette Ă©lectrique, un mardi, seul et abandonnĂ© de tous.


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Pondu par raph le Wednesday 15 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Prolégomènes ostentatoires

Tu es probablement au courant: c’est la crise. Enfin bientĂ´t. Alors bien sĂ»r, comme ça va faire deux ans, ou sept, que c’est bientĂ´t la crise, ton attention s’est relâchĂ©e. Mais lĂ , ça se prĂ©cise. A cause de Stefan Lehmann, mĂ©content que le poste de gardien de l’Ă©quipe suisse de foot ait Ă©tĂ© supprimĂ© après sa retraite, et qui met des banques en faillite avec ses frères pour se venger. BientĂ´t, nous serons tous condamnĂ©s, pour survivre, Ă  manger des animaux morts et peut-ĂŞtre mĂŞme des vĂ©gĂ©taux.

Peut-ĂŞtre te dis-tu que si des gens perdent des tas et des tas d’argent, d’autres, ailleurs, doivent en gagner puisque comme le disait Maxime Le Corbusier, rien ne se crĂ©e, rien ne se perd, pour tout le reste il y a Eurocard Mastercard.

Bon. Je vais te dire, ça se voit que tu n’y connais rien en Ă©conomie.

Seulement voilĂ , moi non plus.

A la place, je vais donc te parler d’un sujet tout aussi important, le poney.

Le poney est un animal de la famille des Ă©quidĂ©s. Mais, et c’est lĂ  que le bât blesse, le poney n’est pas un petit cheval. Il s’agit d’un animal Ă  part entière avec ses coutumes, ses amusantes traditions folkloriques, ses joies, ses peines, ses passions, sa crinière qui vole au vent. Cousin du cheval, mais originaire d’Ă®les oĂą on se les caille grave, le poney a dĂ», comme avant lui l’huĂ®tre de Tasmanie, faire face Ă  des conditions climatiques extrĂŞmes. Il habite des steppes arides et inhospitalières, oĂą le vent balaie les plaines et gèle le coeur des hommes et des bĂŞtes, et a très vite compris que la vie Ă©tait une lutte de chaque instant. A peine âgĂ© de treize ans, il a dĂ©cidĂ© de ne pas finir sa soupe et de se mettre Ă  fumer comme un pompier, ce qui allait immĂ©diatement interrompre sa croissance.

Le poney souffre atrocement de cette comparaison de chaque instant avec son prestigieux cousin. Il souffre aussi de son physique ingrat. Chaque fois que, dans une sĂ©rie amĂ©ricaine, une petite fille hystĂ©rique hurle “je veux un poney”, il se sent humiliĂ©, il souffre au plus profond de son gĂ©sier.

Contrairement au wallaby, qui s’en fout complètement qu’on le prenne pour un petit kangourou, le poney n’a pas d’humour. Bien qu’acceptant de porter des enfants sur son dos, car il faut bien gagner sa vie, il n’est que rancoeur et aigreur. Il dĂ©teste les chevaux, toujours Ă  se la raconter, les petites filles hystĂ©riques, les constructeurs de jouets, les balades et la pizza aux anchois. Secrètement, il rĂŞve d’un monde meilleur, dont il serait le maĂ®tre. Mais pour cela, il lui faut beaucoup d’argent. C’est pour ça qu’il investit massivement en bourse, cachĂ© sous un habile dĂ©guisement. Le poney complote pour la domination du monde. J’en veux pour preuve le nombre toujours croissant de groupes avec des poneys dans le nom, Poni Hoax, Pony Pony Run Run ou Poney M, preuve s’il en est que le farouche animal tente de s’infiltrer dans toutes les sphères de la sociĂ©tĂ©.

Seulement, le poney est aussi un peu couillon, et c’est Ă  cause de ses placements hasardeux qu’on va bientĂ´t se prendre l’Ă©conomie mondiale sur le coin de la gueule.


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Pondu par raph le Wednesday 8 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Un train-train peut en cacher un autre

Le vĂ©lo, une fois que tu sais en faire, tu oublies jamais. C’est pratique, comme ça on peut dire “ah ça, c’est comme le vĂ©lo”, à  propos de plein de choses. Par exemple si à  ton pote Hans, celui qui sort d’un divorce pĂ©nible et tout et qui n’a plus eu d’aventures amoureuses depuis seize ans (vraiment très pĂ©nible), tu lui dis “non mais c’est comme le vĂ©lo”, ça ne veut pas dire “avec la gueule que t’as, tu vas devoir sacrĂ©ment pĂ©daler pour pĂ©cho”, mais bien plus “non, mais c’est comme le vĂ©lo, j’espère que t’as vĂ©rifiĂ© la pression de tes pneus avant de te mettre en mĂ©nage avec une danseuse”.

Mais a-t-on la preuve que le vĂ©lo ne s’oublie pas, oĂą est-on confrontĂ© Ă  un Ă©nième complot ourdi par le gouvernement avec la complaisance bienveillante des medias ? Lance Armstrong dĂ©montre qu’on peut arrĂŞter le vĂ©lo, se marier avec des tas de chanteuses et revenir deux ans après comme si de rien n’Ă©tait. D’autres sportifs ont moins de chance. Le football, par exemple, ça peut très bien s’oublier: tu joues contre une bande de luxembourgeois tous amateurs, l’après-midi ils complotent contre l’Ă©conomie mondiale dans leurs banques alors que toi on te paie trois milliards de francs par mois pour jouer Ă  la balle et le soir, ils profitent que tu as oubliĂ© le foot dans un instant de distraction pour te mettre minable. Ca arrive. Pas très souvent, heureusement, mais ça arrive.

Les musiciens, eux, ces temps, ils arrĂŞtent pas de s’arrĂŞter des annĂ©es, revenir et gagner le tour de France. Alors qu’eux, en plus, ils se droguent, tous, c’est stipulĂ© dans leur contrat de star, et la drogue c’est rarement très bon pour la mĂ©moire. On peut en dĂ©duire que le rock’n’roll, c’est un peu comme le vĂ©lo, d’ailleurs je pense qu’Oasis a complètement dĂ©raillĂ©.

J’ai toujours entendu des gens utiliser cette expression, je l’ai peut-ĂŞtre employĂ©e un jour de grande fatigue, un mardi de novembre, va savoir. Mais je n’ai jamais vĂ©rifiĂ© empiriquement. J’ai appris Ă  faire du vĂ©lo, c’Ă©tait à  la campagne, avec un ami de mon père, il s’appelait Edmond, il avait de la moustache. Je l’ai un peu perdu de vue depuis, pour la moustache je sais pas mais je pense qu’il s’appelle toujours Edmond. Un moment il m’a dit “ahaha t’as vu je te tiens plus, lol, truc de fou”, ou quelque chose d’approchant, et je me suis Ă©criĂ© “par la malpeste, c’est inouĂŻ, je sais dĂ©sormais faire du vĂ©lo”, ou quelque chose d’approchant, puis j’ai filĂ© par monts et par vaux, fendant l’air comme un faon aux aguets, pour aller demander Ă  des hordes de types louches de ma connaissance de lui pĂ©ter sa gueule parce que quand mĂŞme, lâcher les vĂ©los des gens comme ça sans prĂ©venir, ça se fait pas. MĂŞme quand on s’appelle Edmond (mais si ça se trouve, c’Ă©tait Raymond).

Et si j’ai peut-ĂŞtre oubliĂ© certains dĂ©tails de cette croustillante anecdote, le vĂ©lo, je sais toujours en faire, je suppose, mĂŞme si là , on m’a volĂ© le mien, dans quel monde vit-on ?

A l’inverse, et Ă  la mĂŞme Ă©poque Ă  deux ou douze ans près, un dĂ©nommĂ© Joseph, je crois qu’il n’avait pas de moustache “alors, c’est die ou c’est das?” (et il fallait rĂ©pondre c’est der)(mais pas toujours)(il Ă©tait rusĂ© comme un troupeau de renardeaux) et aujourd’hui, je me demande si cĂ©tait pas quand mĂŞme das, comme quoi, contrairement au vĂ©lo, la moustache, ça s’oublie.

Mais jamais, jamais, je l’avoue aujourd’hui, je n’ai essayĂ© d’organiser de Tour de France pour malades de l’Alzheimer. Je ne peux donc pas vraiment dire si c’est possible d’oublier le vĂ©lo. Et donc, je l’avoue, il m’est arrivĂ© d’utiliser cette expression Ă  tort et Ă  travers.
Il est en revanche des choses qui doivent sans cesse se rĂ©apprendre. L’Amour, par exemple. OĂą a-t-il sa source ? OĂą se jette-t-il langoureusement dans l’ocĂ©an comme d’autres se jettent dans le tricot (que celui qui a rĂ©pondu dans ton cul se dĂ©nonce immĂ©diatement, merci, on peut jamais ĂŞtre sĂ©rieux dans cette baraque)(en plus, c’est complètement faux) ? Il faut sans cesse le rĂ©apprendre (Ă  moins d’avoir une très bonne mĂ©moire, parce que c’est des noms compliquĂ©s)(mais c’est en Russie)(ou en Chine). De mĂŞme, le blogging, mĂŞme quand on est le 11e fournisseur mondial (Ă  l’heure oĂą je vous parle) de culture et de plaisir, si l’on veut mĂ©riter ce statut et les honneurs, champagne, saucisses de Morteau, filles nues et poneys Shetland qui l’accompagnent, après trois semaines de pause, deux de vacances sous le soleil nonchalant du Grand Sud et une sous le soleil blafard d’une caserne chancelante, ben y a un moment oĂą tu sais tellement pas quoi raconter que tu te prends Ă  ressortir le mail du mec qui voulait que tu fasses un post sur une espèce d’Ă©mission de dĂ©coration.


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Pondu par raph le Monday 6 October 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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