Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

Thierry Tulasne de Noël

Steven Ă©tait un jeune homme sans soucis (enfin pratiquement sans soucis, mais c’est un joli conte pour illuminer la nuit de NoĂ«l, on va pas commencer Ă  parler de trucs scabreux comme sa passion pour les PokĂ©mon et son abonnement Ă  Fripon Magazine). Jusqu’au jour oĂą, alors qu’il visitait le Nocturama de Kerzers, il se fit mordre par un aĂŻ particulièrement malicieux.

Steven ne le savait pas, car il ne lisait pas la presse, mais l’animal avait Ă©tĂ© soumis Ă  des radiations (nul n’ignore que Kerzers se trouve bien proche de MĂĽhleberg). L’insouciant jeune homme constata, au fil des jours, qu’il dĂ©veloppait d’Ă©tranges facultĂ©s paranormales.

Il Ă©tait dĂ©sormais capable de remettre n’importe quel travail au surlendemain avant de le boucler en quinze minutes, seize minutes avant l’Ă©chĂ©ance. Et, surtout, de passer des journĂ©es entières Ă  ne rien faire. Il pouvait très bien survivre Ă  une journĂ©e de dur labeur constituĂ©e uniquement de parties de solitaire. Voire mĂŞme de dĂ©mineur. Il Ă©tait aussi capable de survivre dans un milieu hostile, oĂą la vaisselle Ă  faire remplissait une demi-douzaine de lavabos, oĂą les factures Ă  payer se seraient amoncelĂ©es en un tas d’une hauteur qui aurait donnĂ© des vertiges Ă  Edmund Hillary si d’aventure Steven en avait fait un tas (de ses factures, il n’aurait eu aucune raison de faire un tas d’Edmund Hillary)(est-ce que ce ressort comique fait encore rire quelqu’un en 2009 ?)(moi j’aime bien)(mais je me renseigne). Il Ă©tait, imperceptiblement, devenu Procrastinator, le super-hĂ©ros prĂ©fĂ©rĂ© des flemmasses de tout poil. Procrastinator pouvait, de son rayon de la mort, tĂ©lĂ©charger n’importe quelle sĂ©rie en quelques secondes. Ses super-pouvoirs lui permettaient de ne jamais battre le record du moindre jeu en flash – et donc d’ĂŞtre obligĂ© d’y rejouer.

Par contre, comme super-hĂ©ros sauveur de l’humanitĂ©, il Ă©tait moyen. Ce qui ne le gĂŞnait pas outre mesure, notez. DĂ©jĂ , il n’avait pas de joli collant moulant pour qu’on ne le reconnaisse pas quand il Ă©tait en mission secrète, vu qu’il n’avait jamais fini de le tricoter. Et puis chaque fois que l’alarme secrète de la CMMAA (ConfrĂ©rie mondiale des mecs qui se sont fait mordre par un animal atomique) retentissait, il se disait que Spiderman, Batman, Yorkshireman ou un autre allait bien y aller, ils Ă©taient plus près, plus expĂ©rimentĂ©s. C’est d’ailleurs pour ces raisons qu’aucun film ne retrace ses passionnantes aventures, Ă  part une trop mĂ©connue oeuvre suĂ©doise en noir et blanc qui dure 9 heures 30 et relate, en temps rĂ©el, les interrogations d’un homme qui hĂ©site entre aller chercher du pain et zapper sur les 940 chaĂ®nes du câble, ça se termine sur un plan merveilleux oĂą il regarde une telenovela bĂ©ninoise mal doublĂ©e en russe.

Jusqu’au jour oĂą un dictateur retors dĂ©cida d’enfermer tous les super-hĂ©ros Ă  Guantanamo. Car Procrastinator Ă©tait le seul homme vivant capable d’affronter les terribles tortures infligĂ©es lĂ -bas, depuis le jour oĂą, 72 heures de suite, il s’Ă©tait dit “Bon dans 5 minutes je vais Ă©teindre la radio, ou au moins zapper, Options Musique en parasitĂ© c’est pas possible… Tiens, c’est Dave ou Bryan Adams, ça ?”

Il sauva donc le monde. Mais plutĂ´t dans une heure, quoi.

Bien sĂ»r que c’est un conte de NoĂ«l. Après tout, le père NoĂ«l n’est-il pas le grand-père de Superman ?


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Pondu par raph le Wednesday 24 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Picard de tourisme*

Tu me connais, la fin dĂ©cembre, c’est un peu la pĂ©riode des rĂ©trospectives.

Or, l’annĂ©e 2008 qui s’achève, seule sur le sable, les yeux dans l’eau, aura Ă©tĂ© marquĂ© par deux catastrophes.

La crise Ă©conomique, bien sĂ»r, qui n’en est qu’Ă  ses premiers soubresauts**. Mais tu sais ce que c’est, les crises, ça va ça vient et celle-ci va finir par se finir sans mĂŞme que l’on pense Ă  pendre le capitalisme par ses tripes encore fumantes.

L’autre catastrophe de 2008 aura sans doute des consĂ©quences bien plus durables, bien plus fâcheuses: Bienvenue chez les Ch’tis. Les scientifiques estiment qu’il faut s’attendre Ă  8212 ans de rediffusions chaque NoĂ«l. Alors, tu te dis, c’est pas grave, dans 8212 ans, on aura 691’320 chaĂ®nes de tĂ©lĂ© diffĂ©rentes, dont une entièrement consacrĂ©e aux suricates et une autre sur le beurre. Oui, ok. Mais les mĂŞmes scientifiques ont prouvĂ© qu’Ă  chaque rediffusion d’un film comique culte, tu croises forcĂ©ment au moins un gars, dans la journĂ©e, qui te demande si tu l’as vu puis, quelle que soit ta rĂ©ponse, enchaĂ®ne sur les rĂ©pliques les plus connues “Ah tu as regardĂ© le père NoĂ«l Ă  Saint-Tropez, hier ? Alors ThĂ©rèse, vous avez ramenĂ© les palmes ? Mais non monsieur Ouille pas avec votre poncho. Vous voulez pas un whisky d’abord ? ” Or, dans Bienvenue chez les Ch’tis, il y a très exactement une rĂ©plique.

Mais il y a des consĂ©quences plus immĂ©diates Ă  ce succès. Le Ch’ti est Ă  la mode, le Picard est partout, lui qui Ă©tait rĂ©putĂ© froid se dĂ©gèle****, tente de surfer sur la vague. Ainsi, tout l’Ă©tĂ©, Pascale Picard nous a attendu Gate 22, on faisait semblant de pas l’entendre alors elle criait Here i am. Maintenant, c’est sa cousine, Rachel, envoyant des blagues par e-mail Ă  grande Ă©chelle. (Pour ceux qui ne cliquent pas sur les liens, elle essaie de faire croire que voyages-sncf a Ă©tĂ© Ă©lu site favori de l’annĂ©e 2008)(et pourquoi pas Tokio Hotel groupe de l’annĂ©e, aussi ?) Et demain, demain, qui sera-ce, quel picard, Frank, Bertrand, Fatal, tentera de profiter de cette mode ? Le suspense est Ă  son comble*****.

*Un grand bravo Ă  tous ceux qui ont rĂ©pondu “Le plus mauvais jeu de mots de l’Histoire, c’est probablement le titre de ton prochain post”.

** Si tu as un taf Ă  20% Ă  me proposer (ou deux Ă  10%, ou 5 Ă  4%), ou si ta passion dans la vie c’est d’Ă©crire des offres spontanĂ©es, tu as mon adresse mail ***

*** Quoi, je peux pas faire passer ça comme recherche d’emploi ?

**** Ah tiens, finalement, c’est peut-ĂŞtre ça, le plus mauvais jeu de mots de l’Histoire

***** Tiens, ce post ne se finit pas vraiment. Je vais mettre des notes de bas de page pour faire illusion.


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Pondu par raph le Monday 22 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

L’enquĂŞte du Graal

Tu me connais, la fin de l’annĂ©e approche. A l’heure oĂą la crise attend, tapie dans l’ombre, de pouvoir mugir fĂ©rocement, afin d’amĂ©liorer les synergies de ce blog, dans une relation auteur orientĂ©e win-win, je te prie de bien vouloir rĂ©pondre Ă  cette petite enquĂŞte conçue par des instituts de coaching bloguesque d’une efficacitĂ© Ă  la hauteur de leur facture mirobolante, afin d’optimiser efficacement ton taux de satisfaction en ces lieux, ne partons pas fâchĂ©s, ça n’en vaut pas la peine.

Les résultats en exclusivité mondiale ici


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Pondu par raph le Friday 19 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Sébastien Grosjean de Noël

Il Ă©tait une fois une petite fille qui vivait dans un immense château. Elle avait tout, argent, gloire et beautĂ©, mais elle se sentait terriblement seule. Elle avait, bien sĂ»r, 399 pages Ă  qui elle pouvait ordonner n’importe quoi, ce dont elle ne se lassait que tous les troisièmes lundis du mois, mais quand mĂŞme, cela ne remplaçait pas une vĂ©ritable amitiĂ©, ou bien ?

Un jour qu’elle gambadait allègrement dans les prĂ©s environnant, elle aperçut un petit hĂ©risson qui se terrait sous une haie. “Oh, se dit-elle, un petit hĂ©risson qui se terre sous une haie”, ce qui prouve qu’elle Ă©tait pas si conne. “Je vais lui demander de devenir mon unique ami.” Le hĂ©risson est, contrairement Ă  l’ours polaire, un animal hibernateur. Mais notre jeune amie (ça fait classe de mettre notre jeune amie dans la littĂ©rature enfantine)(alors que notre sĂ©millante interlocutrice pas du tout)(je private-joke si je veux) avait de la chance, le petit hĂ©risson avait bu bien trop de red bull en goa party avec son ami Roberto et ne parvenait Ă  trouver le sommeil.

“Dis, petit hĂ©risson, veux-tu ĂŞtre mon ami?”, lui demanda-t-elle. Mais comme elle n’avait pas bien l’habitude, elle n’attendit pas sa rĂ©ponse et l’embarqua, sĂ©ance tenante et, par la mĂŞme occasion, d’acupuncture. Comme elle l’avait trouvĂ© sous une haie, elle dĂ©cida de l’appeler “trouvĂ© sous une haie”. Son père, ingĂ©nieux, qui pensait dĂ©jĂ  au rachat des droits de l’histoire par Disney, lui suggĂ©ra plutĂ´t un nom anglais: “Hedge found”.

Hedge found se fit très vite Ă  la vie de château. Il faisait chaud, c’Ă©tait confortable, et y avait de la bouffe Ă  profusion mĂŞme si, on a beau dire on a beau faire, le foie gras et le caviar, ça vaut pas une bonne limace ou un lĂ©zard les jours de fĂŞte. Bien sĂ»r, sa nouvelle amie essayait de lui mettre des habits et de lui apprendre Ă  sauter Ă  travers un cerceau, mais il lui avait montrĂ© comment se mettre en boule et rester immobile, comme ça il avait la paix de temps en temps. Mais pas très longtemps.

Mais Hedge found n’Ă©tait pas l’animal jovial et enjouĂ© que tous voyaient en lui. Son but, c’Ă©tait de foutre le maximum de dawa partout oĂą il passait, tout en misant sur son petit air mignon pour passer inaperçu. Chaque fois qu’on le laissait seul, il en profitait pour faire une bĂŞtise, faire ses besoins n’importe oĂą, abĂ®mer avec ses piquants les tapisseries prĂ©cieuses du château, sĂ©duire de jeunes hĂ©rissones innocentes avant de les quitter par sms, et, un jour qu’il s’ennuyait vraiment et qu’il Ă©tait de fort mauvaise humeur car il avait perdu une forte somme dans une course de chevaux, plonger toute l’Ă©conomie mondiale dans le marasme, provoquer des milliers de faillites et des millions de licenciements de par le monde, avant de s’en retourner finir sa sieste.


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Pondu par raph le Wednesday 17 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

A l’ombre des jeunes fruits en fleur

Hugo LĂ©vy avait de tout temps voulu devenir Ă©crivain, pour exacerber des sentiments trop longtemps enfouis, cracher sur le papier son incomprĂ©hension face aux dĂ©rives d’une sociĂ©tĂ© trop pressĂ©e et niquer des gonzesses, parce que quand tu es cĂ©lèbre, tu niques plein de gonzesses.

Mais hĂ©las Hugo avait l’imagination par trop collective. Connexion mystique ou mĂ©moire facĂ©tieuse, il ne le savait pas, mais il avait fini par se rendre compte que toutes les histoires gĂ©niales qu’il inventait l’avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© avant. Il avait par exemple scĂ©narisĂ© la troublante aventure de jeunes tourtereaux dont hĂ©las l’amour Ă©tait impossible, leur famille se dĂ©testant cordialement depuis cette histoire avec la police. Mais il apprit, au dĂ©tour d’une conversation anodine avec sa grand-tante Irma, qu’une histoire de ce genre avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© racontĂ©e avant, sans l’anecdote de la police, mais quand mĂŞme, ça ressemblait un peu.

Il froissa son brouillon, ce qui n’Ă©tait pas Ă©vident vu qu’il Ă©tait au format pdf, et le jeta, avant d’attaquer l’histoire d’une femme qui s’ennuie dans son mariage, rĂŞve de grande vie et tombe malade, mais dĂ©couvrit hĂ©las que c’Ă©tait le rĂ©sumĂ© exact d’un fameux Ă©pisode de la clinique de la forĂŞt-noire. Hugo ne pouvait se rĂ©soudre Ă  n’ĂŞtre qu’un vulgaire copieur, il Ă©tait en effet très Ă  cheval sur les principes, car il Ă©tait issu d’une famille de cavaliers. Il Ă©tait toutefois déçu car sa version comportait un passage burlesque dans lequel l’hĂ©roĂŻne dĂ©cidait de tout plaquer pour devenir lanceuse de couteaux dans un cirque.

Il venait d’abandonner ses projets de saga familiale au temps de la PrĂ©histoire, trop proche d’un particulièrement audacieux roman-photo retrouvĂ© par hasard dans un vieux Confidences, se disait que toutes les bonnes idĂ©es ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© eues et songeait Ă  adopter un nouveau but dans sa vie, par exemple devenir le meilleur plombier-zingueur de tout Reuchenette, quand, dans un dernier soubresaut de motivation, il dĂ©cida de passer une annonce sur internet pour chercher une Muse.

Mais la seule qui lui rĂ©pondit Ă©tait une Muse un peu usĂ©e. Elle avait inspirĂ© trois-cent vingt-neuf romans, dont un qui Ă©voquait les aventures d’une langouste transsexuelle, puis les jeunes auteurs s’Ă©taient mis Ă  ne plus rĂŞver que de devenir scĂ©naristes de sĂ©ries, tandis que, pour une raison qui lui Ă©chappait, les vieux auteurs qu’elle avait musĂ©s prĂ©fĂ©raient rĂ©Ă©crire le mĂŞme roman chaque annĂ©e mais en changeant discrètement un dĂ©tail, genre la langouste transsexuelle devenait un ramoneur bulgare.

Mais la Muse Ă©tait un peu rouillĂ©e et Hugo se retrouva Ă  ne plus mĂŞme ĂŞtre capable de brouillonner la moindre liste de courses. Par contre, Hugo avait rĂ©solu son problème initial et se dit donc que ce n’Ă©tait pas si grave, il allait faire autre chose, par exemple de la soudure artistique. Ils vĂ©curent heureux et Ă©crivirent ensemble un livre de blagues sur les oiseaux qui s’est Ă©coulĂ© Ă  onze exemplaires.


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Pondu par raph le Sunday 14 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Oops, Didi, ta gaine !

Je sais pas si tu as remarquĂ© mais en ce moment, les vieux groupes de hard rock ressortent du placard, les lĂ©gendes du solo de guitare et du slow de 8 minutes, tu sais, celui sur lequel ton pote Wilfred arrĂŞtait pas d’emballer et sur lequel tu arrĂŞtais pas de boire des bières, repassent leurs chemises Ă  carreaux. Il y a eu AC/DC, Metallica, les Guns’n’Roses ont mis fin ont plus long running gag de l’histoire du comique de rĂ©pĂ©tition, Megadeth et Motörhead devraient revenir, on est sans nouvelle de Bon Jovi et de Scorpions, mais je te tiens au courant.

Et Britney Spears sort un nouvel album, Circus.
dont est extrait le single Womanizer

Superstar
Where you from, how’s it going?

Superstar. D’oĂą es-tu, ça joue ou bien ?
Britney croise une superstar et lui demande qui il est, car elle lit très peu les pages people, et on comprend qu’elle ne les porte pas dans son coeur (je pense que mon ragot prĂ©fĂ©rĂ©, c’est celui lĂ )

I know you

Je te connais
En fait, c’Ă©tait une feinte, elle lui a demandĂ© qui il Ă©tait comme ça, pour entamer la conversation, mais elle le connaĂ®t.

Gotta clue, what youre doing?

J’ai des indices, que fais-tu?
Elle utilise en fait la cĂ©lèbre technique dite de l’inspecteur Columbo, faire semblant de pas savoir qui est le coupable alors qu’en fait tout le monde l’a vu au dĂ©but de l’Ă©pisode.

You can play brand new to all the other chicks out here
But I know what you are, what you are, baby

Tu peux jouer les nouveaux Ă  toutes les autres poules ici
Mais je sais ce que tu es, ce que tu es, bébé

Car Britney n’est pas une de ces jeunes filles naĂŻves comme on en croise hĂ©las trop dans les discothèques, enfin je suppose, je vais pas en discothèque et quand j’y vais je ne croise personne, mais sur le principe, non, elle n’est pas comme ça.

Look at you
Gettin’ more than just re-up

Regarde-toi !
Tu obtiens plus qu’une simple danse

(celle lĂ  j’ai eu de la peine Ă  la traduire, en cas de rĂ©clamations adressez-vous au service des rĂ©clamations)
Les accusations de Britney se prĂ©cisent, il semblerait qu’elle ait pris sur le fait un type qui danse avec des filles.

Baby, you
Got all the puppets with their strings up

Bébé, tu as toutes les marionnettes avec leurs ficelles
Oui alors lĂ , y a un jeu de mots pas traduisible.

Fakin’ like a good one, but I call ’em like I see ’em
I know what you are, what you are, baby

Tu fais semblant d’ĂŞtre le bon type, mais je dis les choses comme je les vois,
je sais qui tu es, qui tu es, bébé

Tu remarques que contrairement Ă  Columbo, Britney avance très peu de preuves pour Ă©tayer ses affirmations, elle fonctionne Ă  l’instinct.

Womanizer

Femmisateur

Woman-Womanizer
You’re a womanizer

Femme-femmisateur
tu es un femmisateur

Oui, oh, je sais, il faudrait plutĂ´t traduire par coureur de jupons, mais qui court encore les jupons en cette saison ?

Oh Womanizer
Oh You’re a Womanizer Baby

Oh femmisateur
Oh tu es un femmisateur bébé

Et puis on sait jamais, je pourrais lancer un nouveau mot, ce serait so classe.

You, You You Are
You, You You Are
Womanizer, Womanizer, Womanizer

Tu, tu tu es, Tu, tu tu es, femmisateur, femmisateur, femmisateur
Sinon ça va, vous ? Elle est pas mal, cette chanson, non ?

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

Garçon n’essaie pas de m’affronter je (je) sais juste (juste) ce que tu es (es es)
Garçon n’essaie pas de m’affronter je (je) sais juste (juste) ce que tu es (es es)

Ça se passe dans une discothèque oĂą il y a beaucoup d’Ă©cho, genre une discothèque dans la montagne. Britney explique Ă  celui qu’elle accuse, donc, d’ĂŞtre un tombeur que avec elle, en tout cas, il a aucune chance.

You Got Me Goin’
You’re Oh-So Charmin’
But I can’t do it
U Womanizer

Tu me fais marcher, tu es oh si charmant
Mais je ne peux le faire, toi, femmisateur

En gros, le jeune homme ne lui est pas indiffĂ©rent, mais elle le prĂ©vient quand mĂŞme qu’il n’a aucune chance avec elle. Probablement parce qu’elle fait tapisserie depuis deux heures pendant qu’il drague toutes ses amies, mĂŞme celle avec l’appareil et le chapelet scintillant.

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

Garçon n’essaie pas de m’affronter je (je) sais juste (juste) ce que tu es (es es)
Garçon n’essaie pas de m’affronter je (je) sais juste (juste) ce que tu es (es es)

You Say I’m Crazy
I got Your Crazy
You’re nothing but
A Womanizer

Tu dis que je suis folle
C’est celui qui dit qui est
Tu n’es rien
qu’un femmisateur

Elle insiste bien sur ce point, quand mĂŞme, pour ĂŞtre bien sĂ»r qu’il ait bien compris qu’elle a vu clair dans son jeu car oui, aussi douloureux que ça paraisse Ă  nous, les jeunes gens vifs et scintillants, il y a des sĂ©ducteurs stupides.

Daddy-O
You got the swagger of champion

Pauvre vieux
tu te la joues grave

Là, du coup, ça la rend agressive, un peu.

Too bad for you
Just can’t find the right companion

Trop dommage pour toi
Tu ne peux juste pas trouver le bon compagnon

En mĂŞme temps, ce n’est pas forcĂ©ment ce que recherche un coureur de jupons, sinon on dirait un coureur de jupon. Ou de dot.

I guess when you have one too many, makes it hard

Je parie que quand tu as trop, ça devient difficile
Avec un bon agenda et une panoplie de dĂ©guisements imaginative, ça peut s’arranger.

It could be easy
Who you are, that’s who you are, baby

Ça pourrait ĂŞtre facile. Qui es-tu, c’est qui tu es, bĂ©bĂ©
Je crois qu’elle le drague, quand mĂŞme.

Lollipop

Sucette
Je n’ai pas compris ce passage. Mais le FBI est sur le coup.

Must mistake me you’re a sucker

Je dois me tromper tu es un connard
Alors que depuis le début de la chanson, elle le trouvait sympa. Elle est un peu dure à suivre.

To think that I
Would be a victim not another
Say it, play it how you wanna
But no way I’m ever gonna fall for you, never you, baby

Pour penser que j’aurais pu ĂŞtre une victime de plus
Dis-le, joue comme tu veux
mais y a pas moyen je ne tomberai jamais pour toi, jamais toi bébé

LĂ  aussi, elle insiste, pour bien que le message passe. Je pense vraiment qu’au fond de son coeur, elle veut se le faire.

Womanizer
Woman-Womanizer
You’re a womanizer
Oh Womanizer
Oh You’re a Womanizer Baby
You, You You Are
You, You You Are
Womanizer, Womanizer, Womanizer

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

Elle est un peu longue, cette chanson, non ?

You Got Me Goin’
You’re Oh-So Charmin’
But I can’t do it
U Womanizer

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

You Say I’m Crazy
I got Your Crazy
You’re nothing but
A Womanizer

Et y a comme des répétitions

Maybe if we both lived in a different world
(Womanizer Womanizer Womanizer Womanizer)
It would be all good, and maybe I could be ya girl

Peut-être que si nous vivions tous les deux dans un monde différent
(femmisateur femmisateur femmisateur femmisateur)
Ce serait trop super et peut-ĂŞtre je serais ta meuf

Genre s’ils vivaient sur Neptune, il arrĂŞterait un peu de draguer. Ou alors s’ils vivaient au pays des mantes religieuses, il serait bien plus fidèle.

But I can’t ’cause we don’t

Mais je ne peux pas parce que ce n’est pas le cas
Et c’est le message principal de cette chanson, nous ne vivons pas dans un autre monde. Ou alors c’est une mĂ©taphore et elle veut dire que dans son monde, les bourgeois catholique très Ă  cheval sur les conventions, on fait peu de cas des femmisateurs.

You…


Toi…

Attention, que va-t-elle dire ?

Womanizer
Woman-Womanizer
You’re a womanizer
Oh Womanizer
Oh You’re a Womanizer Baby
You, You You Are
You, You You Are
Womanizer, Womanizer, Womanizer

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

You Got Me Goin’
You’re Oh-So Charmin’
But I can’t do it
U Womanizer

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

You Say I’m Crazy
I got Your Crazy
You’re nothing but
A Womanizer

Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)
Boy don’t try to front I (I) know just (just) what you are (are are)

Womanizer
Woman-Womanizer
You’re a womanizer
Oh Womanizer
Oh You’re a Womanizer Baby

ad lib
C’est une très belle chanson, porteuse d’espoir.


Les paroles viennent de lĂ 
, les trucs que je sais pas traduire viennent de lĂ , le clip est lĂ , les derniers potins sur Britney sont lĂ ,, mes oreilles saignent.


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Pondu par raph le Tuesday 9 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Encore un joli conte de Noël

Il enfonça son couvre-chef, ajusta ses lunettes de soleil, remonta un peu le col de son imper. Et sortit de chez lui, par derrière. Il avait gardé, aux poignets et au moral, les traces de sa rencontre avec les flics, quelques semaines plus tôt.

Les gens du quartier se dĂ©tournaient de lui. Au cafĂ© du commerce il avait Ă©tĂ© tour Ă  tour trafiquant de drogue, assassin, faux-monnayeur, voire un peu de tout ça mĂ©langĂ©. La rumeur enflait tant que mĂŞme ses amis, ceux qui savaient, commençaient Ă  douter de l’Ă©vidence.

Il se retourna, une fois de plus. Il avait l’impression d’ĂŞtre suivi. Depuis qu’Ermelinda Ă©tait partie avec les gosses, il n’y avait plus de garde-fou Ă  sa paranoĂŻa. Elle Ă©tait si habile pour lui remettre, d’un rire, les idĂ©es en place. Mais elle avait fini par craquer. Par se barrer. Il Ă©tait si nerveux, depuis quelques temps.

Si au moins il avait eu quelque chose Ă  se reprocher. S’il Ă©tait l’ennemi public numĂ©ro 1. C’est pas ce que sa mère aurait voulu pour lui, mais ça en jette, ennemi public numĂ©ro 1. On fait des films sur toi. Il n’Ă©tait mĂŞme pas l’ennemi public numĂ©ro 1440. Au fond de lui, il se disait que ses craintes Ă©taient inutiles, qu’ils n’allaient pas revenir. Mais Ă  chaque coup de sonnette…

Mais il ne pouvait pas s’empĂŞcher de trouver tout ça exagĂ©rĂ©. Tout ça parce que l’association mondiale des amis de Tokio Hotel (qui ne comportait aujourd’hui plus que trois membres, mais c’est un autre dĂ©bat) avait portĂ© plainte suite Ă  un commentaire outrancier de Kevin du 25.


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Pondu par raph le Thursday 4 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Jo-Wilfried Tsonga de Noël

Il Ă©tait une fois un petit ours blanc qui s’appelait Jarod. Oui, oh, je sais. C’est facile de se moquer. Mais imagine-toi. La banquise. Six mois d’hiver et six mois de nuit. Le temps dure longtemps, la vie sĂ»rement plus d’un million d’annĂ©es, sauf si tu meurs du rhume avant. Quand, en plus, tu es un ours blanc, tu hibernes. L’hibernation, c’est un peu un dimanche, mais en plus long (et sans pantoufles Kermit).
Donc tu as le temps, entre deux siestes, de regarder des tas de mauvaises sĂ©ries. Et quand tes petits viennent au monde, alors que tu es toujours en train d’hiberner, forcĂ©ment, les idĂ©es de prĂ©nom, t’en as pas des masses.

Dans la famille, on Ă©tait plutĂ´t chasse, pĂŞche et traditions. Mais Jarod Ă©tait un jeune ours espiègle et curieux. Autant te dire que quand il affirma que son rĂŞve le plus fou Ă©tait de visiter le musĂ©e du Louvre, ses parents le prirent relativement fraĂ®chement. “Zyva, t’es complètement ouf, sĂ©rieux ?”, s’enquit sa mère, inquiète de cette curieuse marotte. Comme c’Ă©tait une ourse consciencieuse et prĂ©voyante, elle l’enferma Ă  double tour dans son terrier pour l’hiver.

Mais Jarod Ă©tait le plus malicieux des oursons. Il parvint Ă  s’Ă©chapper et se glissa discrètement dans l’avion d’une organisation Ă©cologiste qui organisait des voyages organisĂ©s pour que les touristes puissent se rendre compte de l’Ă©tat alarmant de la banquise.

Une fois arrivĂ© Ă  Paris, Jarod, qui avait eu tout le temps d’Ă©tudier google maps, tu penses, se dirigea tout droit vers le Louvre. HĂ©las, alors qu’il allait enfin rĂ©aliser son rĂŞve, le videur lui barra la route d’un ton sec et pĂ©remptoire. “Pas d’ours ici”, lui dit-il, “c’est contraire Ă  la lĂ©gislation europĂ©enne en vigueur”.

“Groumpf”, se dit le malheureux plantigrade, “aurais-je fait tout ça pour rien ?” DĂ©sappointĂ©, il se dirigea vers un bar des environs et entreprit d’y Ă©cluser moult bières. Il Ă©tait en larmes. Or, mĂŞme Ă  Paris, il se trouve des gens que le sort d’un ours, seul, en larmes, Ă  la table d’un bar en plein de milieu de l’après-midi Ă©meut, par exemple s’ils n’ont pas dĂ©mĂ©nagĂ© depuis très longtemps ou s’ils sont avec un cousin provincial: “C’est normal, l’ours, lĂ  `?” “Ahaha mais bien sĂ»r, attends, tous les jours y a des ours, ils aiment bien ce bar, ça leur rappelle l’Afrique je crois, ou l’Asie, enfin ça leur rappelle un truc” “Oui mais lĂ , il pleure” “Non mais c’est normal, c’est les ours, ça, ils ont l’air costauds et tout, mais ils sont sensibles” “Tu veux pas lui demander ce qu’il a ?” “Ahahaa mon pauvre, tu es si province… bon allez je vais voir mais c’est pour te faire plaisir”

Jarod raconta donc son histoire Ă  un sĂ©millant autochtone, Doogie. Sous ses dehors blasĂ©s, celui-ci cachait un coeur d’or, enfin c’est une mĂ©taphore, sinon il serait mort, car l’or est très mauvais conducteur, et dĂ©cida de s’investir pour son nouvel ami en crĂ©ant un groupe facebook.

La nouvelle de la prĂ©sence d’un ours musĂ©ophile, dĂ©pressif, alcoolique et dotĂ© d’un prĂ©nom rigolo fit vite le tour de la capitale de la France et, très vite, ce qui devait arriver arriva: il fut invitĂ© chez Laurent Ruquier. Eric Zemmour, touchĂ©, expliqua que c’Ă©tait de la faute Ă  l’Europe si les ours ne pouvaient plus aller tranquille dans les musĂ©es. Puis tout s’enchaĂ®na, Ardisson, Denisot, et mĂŞme Drucker. Mais Jarod n’Ă©tait pas habituĂ© Ă  ce dĂ©ferlement mĂ©diatique et, un soir, sur le plateau de Ça se discute, alors que son interlocuteur Ă©tait en train de faire je ne sais quoi avec un saumon, il lâcha un “Groumpf” dĂ©contenancĂ©. La vidĂ©o fut visionnĂ©e des milliards de fois sur youtube dès le lendemain, les blogueurs s’indignèrent, les journaux gratuits reprirent l’info et, très vite, de nouveaux groupes facebook se créèrent pour qu’on renvoie chez eux ces putains d’ours qui viennent dire Groumpf sur nos plateaux sans que personne ne s’en offusque, et tout ça aux frais du contribuable bien sĂ»r.

Jarod dĂ©cida alors de repartir sur sa banquise, ça vaut pas la peine de quitter ceux qu’on aime pour aller tourner des pubs pour le fromage, mais, Ă  cause de la crise et du rĂ©chauffement climatique, sa famille vivait Ă  18 sur un iceberg de 50 mètres carrĂ© et avait sombrĂ© dans l’alcool et les rediffusions de Ça va se savoir.


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Pondu par raph le Monday 1 December 2008 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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