Caramba

A 20 ans, des fois, on fait des soirées avec des amis. On invite du monde à la maison, on rit, on s’amuse, on farandole, on râle juste un peu parce qu’il y a vingt-trois garçons et deux filles, que en plus une des deux elle est casée avec Edmond, le grand type qui fait du rugby, de la lutte et de l’origami, qui était pas vraiment invité mais que on a pas eu le coeur de chasser quand il est arrivé en hurlant elle sont où les bières, le pauvre, il fait peine à voir, pis il est plus costaud que moi, un peu.
Le lendemain, on se dit qu’on a de la chance d’avoir des amis si amicaux, tout en tentant d’enlever, avec un peu de mal dedans de la tête, les traces de spaghetti-vodka orange sur les murs de la salle de bains avant que maman ne revienne de son week-end dans le Cantal.

Mais comme le dit la célèbre chanson de Paul-Loup Sulitzer, on n’a pas tous les jours vingt ans.

Et finalement, des années plus tard, les soirées de pote, c’est un peu pareil. Sauf que là, y a vingt-trois filles pour deux mecs, mais on s’en fout, parce que y en a une c’est celle avec qui on dort. Y a aussi moins de vodka et moins de spaghettis. Et c’est bien dommage, parce que la madame qui a organisé la soirée est en train d’expliquer qu’avec sa panosse magique en microfibres, on pourrait facilement récupérer le sol, et que si il reste des spaghettis, au lieu de les balancer contre les murs, elle a une copine qui organise des soirées tupperware.

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One Response to “Caramba”

  1. Triangle says:

    Pfiouuu… dément ! Je me reconnais tout à fait dans la première partie (ha ces jeunes !!)