Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

Footoir

Vous le savez peut-ĂŞtre, une importante compĂ©tition de football, la Coupe du Monde, se dĂ©roule actuellement au BrĂ©sil (pour les plus connectĂ©s d’entre vous, ce prĂ©ambule semble superflu, tant il est vrai que les mĂ©dias ont plusieurs fois commentĂ© l’Ă©vènement ces derniers temps. Mais on oublie trop vite que tout le monde n’est pas Ă©gal devant l’accès aux mĂ©dias ! Ainsi, footballeurs et fans de l’Ă©quipe de Suisse de football ont cru jusqu’au bout qu’il s’agissait du tournoi d’Ă©tĂ© du FC Bottens (compĂ©tition fun, sangria, animations avec DJ Didier)). Ce tournoi est organisĂ© par la FIFA, la FĂ©dĂ©ration internationale de football association.

Vous le savez peut-ĂŞtre, la FIFA est une fĂ©dĂ©ration association qui brasse beaucoup d’argent, Ă  cause de toi, oui, toi, qui a regardĂ© Japon – CĂ´te d’Ivoire. Tellement d’argent qu’elle pourrait facilement racheter la France, la Grèce et des bières pour le match de ce soir.

Il est une question lĂ©gitime, que tu t’es sans doute souvent posĂ©e :

Que se passerait-il si d’aventure, le monde devenait une fifocratie, si Sepp Blatter devenait Empereur en chef, Michel Platini Grand Commandeur et si les guerres de religion opposaient dĂ©sormais Neymaristes, Messianiques et CR7iens* ?

A quoi ressemblerait un monde tombé sous la terrible férule de la FIFA ?

La simulation : en sĂ©ance, Berthier prĂ©sente soudain sa nouvelle idĂ©e, lancer une gamme de produits vĂ©gĂ©taliens sur le thème du steak tartare et de la fondue bourguignonne. Votre idĂ©e, donc. Celle dont vous lui avez parlĂ©, la veille, sur l’oreiller, au terme de votre entraĂ®nement hebdomadaire de lancer d’oreiller. OutrĂ© par ce comportement, vous vous roulez par terre en vous tenant successivement le visage, puis la cheville. Cela ne change strictement rien Ă  la dĂ©cision finale du board, mais ça fait toujours plaisir.

La mauvaise foi : vous faites la queue au supermarchĂ©. Vous dĂ©passez allègrement trois personnes puis, au moment oĂą on vous le signale, vous feignez l’innocence avec beaucoup, il faut le dire, de talent théâtral. Puis vous vous roulez par terre en vous tenant successivement la cheville, puis le visage. Des gens en profitent pour vous redĂ©passer, mais vous gagnez un engagement sur le prochain Tarantino.

La corruption, flĂ©au du football moderne alors qu’elle n’existe pas dans la sociĂ©tĂ© non-fotbalistique, serait partout.

La joie : chacun de vos accomplissements importants, premier baiser, première cuite, premier boulot, premier divorce, premier enterrement, premier shampooing, est accompagnĂ© de dĂ©monstrations exubĂ©rantes de joie, voire de chorĂ©graphies plus ou moins improvisĂ©es, et vos amis, vos collègues, en profitent pour vous sauter dessus et toucher vos parties gĂ©nitales. Puis une horde de fans se jettent sur la voiture la plus proche pour aller klaxonner. Cela occasionne d’importants bouchons et il faut construire de nouvelles rues. Les ouvriers du bâtiment, Ă  qui cela assure 103 ans de boulot, improvisent une chorĂ©graphie puis prennent leurs automobiles pour aller klaxonner.

En revanche, chacune de vos erreurs est aussitĂ´t analysĂ©e et commentĂ©e par des gens qui n’y connaissent pas grand chose, mais qui Ă  votre place auraient fait autrement.

Et bien sûr, les coiffeurs seraient tous miliardaires, ou en dépression nerveuse.

*(Avis aux âmes sensibles : il s’agit ici d’une ½uvre de fiction, Ă©videmment, ne paniquez pas, dans la rĂ©alitĂ©, personne n’est vraiment fan de Cristiano Ronaldo)(ça se saurait)


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Pondu par raph le Wednesday 9 July 2014 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Candides crushes

Il Ă©tait une fois, jadis, dans un lointain royaume, une princesse dont le père s’inquiĂ©tait : elle avait dĂ©jĂ  14 ans et demi et n’Ă©tait toujours pas mariĂ©e. Pour remĂ©dier Ă  ce scandaleux Ă©tat de fait, il dĂ©cida d’agir selon la coutume : il avisa un dragon de ses amis, l’enjoignit d’enlever la donzelle, si possible sans trop faire de marques, histoire que les preux chevaliers puissent rivaliser d’audace pour sauver la damoiselle en dĂ©tresse et ainsi gagner le droit de lui demander sa main, si tant est que le stupide sauropode ne l’ait point encore boulottĂ©e.

– HĂ© ouais mais moi je me fais buter Ă  la fin ?, demanda le dragon.
– Ah ben c’est le risque. Mais on a toujours fait comme ça, dans la famille.
– Mais j’y gagne quoi, en Ă©change ?
– Ah mais marre de cette gĂ©nĂ©ration qui ne pense qu’en termes de gains. ĂŠtre le vecteur d’une belle histoire d’amour, ça ne te suffit pas, comme rĂ©compense ?
– Non.
– Ouais, je comprends. Ca se tient. Bon ben je vais me dĂ©merder autrement.
– Ok. Cool. T’as regardĂ© le match, hier soir ?
– Non.

Il se mit alors en quĂŞte d’une nouvelle quĂŞte Ă  proposer aux prĂ©tendants. Mais ce n’Ă©tait pas facile, car les royaumes voisins avaient fait très fort, rĂ©cemment, au point de vue princesse Ă©plorĂ©e, il y avait eu cette sombre histoire de rapt par sept nains lubriques et trois ours machiavĂ©liques, le coup de la petite sieste de cent ans, spectaculaire, malgrĂ© quelques effets secondaires inattendus (en cent ans, on avait eu le temps d’inventer le dĂ©sherbant et c’Ă©tait le jardinier du château qui avait preumsĂ©, il avait subtilement fallu lui expliquer les protocoles royaux Ă  coup de massue). DĂ©sespĂ©rĂ©, il demanda alors conseil Ă  son Ă©pouse.

– Ben, je sais pas, demande Ă  ta fille ce qu’elle en pense.
– Ahaha excellent. Non mais arrĂŞte de dĂ©conner, je pose une vraie question, lĂ .
– Ah je sais ! On pourrait lui faire porter une chaussure !
– C’est un peu nul, non ?
– Mais ce serait une chaussure de verre !
– De verre ou de vair ?
– De verre.
– Nul.
– De vair alors.
– Nul.
– Bon ben dĂ©merde toi, je sais pas, moi j’ai mes amants Ă  aller voir.
– Mais on les avait pas tous fait Ă©bouillanter ?
– Oui, et ?

Désespéré, le roi demanda conseil à son fidèle conseiller.
– Vous avez pensĂ© aux mariages arrangĂ©s ?
– C’est avec des Ă©pices et de la vanille ?
– Non, ça, c’est le rhum arrangĂ©. Le mariage arrangĂ© c’est, par exemple, on se dit ce serait super pratique de marier la petite avec le comte de Suède, comme ça on peut rĂ©cupĂ©rer Zlatan pour la prochaine coupe du monde.
– Zlatan ?
– Un SuĂ©dois connu.
– Il va Ă©pouser ma fille ?
– Non.
– Rien compris. Je crois que je vais devoir changer de conseiller.
– Vous allez me jeter au dragon ?
– C’est la tradition.
– Vous ajouterez des Ă©pices et de la vanille ?

DĂ©sespĂ©rĂ©, le roi demanda conseil au prince qu’on sort pour les grandes occasions, mais pas trop souvent sinon il s’enrhume.
– Dis, ta frangine, lĂ .
– J’ai ça, moi ?
– Oui. Tu sais. C’est une fille, elle vit au château.
– Ah oui, ça me dit quelque chose.
– Elle est en âge de se marier.
– Ah, oui, je vois oĂą tu veux en venir. J’accepte.
– Mais non. Pas du tout. Je voulais savoir comment lui trouver un prĂ©tendant digne de ce nom.
– Ah ouais, je vois le genre, mythique.
– Oui, voilĂ , je comptais mettre sur pied une quĂŞte mythique.
– Non, Mythique, le site de rencontres pour le gotha et le gratin.
– Ah, tu crois que ça pourrait marcher ?
– Non, c’est complètement old, mĂŞme les cas dĂ©sespĂ©rĂ©s n’y vont plus.
– Ça alors.
– Bon, alors, elle est oĂą cette fille que je dois Ă©pouser ?
– Mais non. Pas du tout.

Alors qu’il Ă©tait Ă  ça de sombrer dans le dĂ©sespoir le plus sombre, le roi croisa un marabout qui distribuait des papillons devant la station de chevaux. Ils promettaient chance au jeu, dĂ©senvoĂ»tement, retour de l’ĂŞtre aimĂ©, rĂ©coltes abondantes et potage avant de s’envoler dans un châtoiement d’ailes.

– Bon, au point oĂą j’en suis…
– Oui, c’est ce qu’ils disent tous. Alors, que puis-je faire pour vous, mon brave ?
– J’ai une fille Ă  marier.
– Ah, je vois ce que c’est. Très bien, j’accepte.
– Ah mais non, pas du tout. Je voudrais lui trouver un mari, mais pas un… enfin pas comme vous, vous voyez ?
– Vous dites ça parce que je suis Suisse allemand ?
– Non, parce que vous ĂŞtes marabout.
– L’animal ou la profession ?
– La profession. Ma fille est princesse, elle doit Ă©pouser un prince, c’est la tradition, sinon que vont penser les voisins ?
– Vous voudriez donc trouver un prince ?
– Oui mais en cette saison…
– Ecoutez, laissez moi seul avec elle une heure, et je la dĂ©senvoĂ»te selon une vieille recette que l’on ne se transmet que de marabout en marabout.
– Ce serait pas une mĂ©taphore sexuelle ?
– Vous dites ça parce que je suis Suisse allemand ?
– Bon, laissez-moi votre prospectus, je vous rappellerai.

Le roi, qui ne savait plus quoi faire, décida, en dernière extrêmité, de demander son avis à sa fille la princesse.
– Tu vois, ta mère et moi, on s’inquiète pour toi…
– Trop relou.
– Moi je comprends que tu ne sois pas pressĂ©e, Ă  ton âge, je pensais bien plus Ă  guerroyer contre les Suisses allemands qu’Ă  me marier, lol, mais que vont dire les voisins ?
– Je sais pas, on a des voisins ?
– Non mais enfin, c’est le principe.
– Bon, oĂą sont ces Suisses allemands que je dois guerroyer ?
– Ah non, il y a lĂ  une mĂ©prise. Tu dois juste te marier.
– Ah ? Mais avec qui je veux ?
– Ah ben non, on n’est pas chez les sauvages ici !
– Parce qu’il y a un nouveau mĂ©nestrel, il est trop beau… Et il chante trop bien…
– Oh, la beautĂ©, la chanson, ça ne dure qu’un temps.
– Bon mais je dois faire quoi ?
– IdĂ©alement, te faire enlever, comme ça celui qui te sauve…
– C’est pas un peu old, ça ?
– Ce sont dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes.
– J’aime pas la soupe.
– C’est une mĂ©taphore.
– En plus, les vieilles marmites, ça attache Ă  mort.

Mais la princesse Ă©tait raisonnable. Elle orchestra son rapt de manière Ă  ĂŞtre sĂ©questrĂ©e dans une pièce oĂą il y aurait la tĂ©lĂ© et une playstation, faut pas dĂ©conner. Puis elle s’arrangea pour que ceux qui de quatre coins du royaume viendraient la sauver doivent rĂ©pondre Ă  des Ă©nigmes trop dures, histoires de pas tomber sur un prince trop con, puis doivent affronter Ă  mains nues une licorne, parce que ça fait toujours prestigieux.

Seize ans plus tard, Akim, le fils du forgeron, arriva en tĂŞte avec plusieurs longueurs d’avance sur son premier poursuivant, le prince du Luxembourg et de la Chaux-de-Fonds, qui avait Ă©tĂ© ralenti sur crevaison.

– Ça y est, j’ai gagnĂ©, j’ai gagnĂ©, j’ai gagnĂ©, j’ai gagnĂ© !, dit-il, car il avait gagnĂ©.
Au loin, des hordes de forgerons montèrent sur leurs grands chevaux et se mirent à klaxonner dans leurs cornes de brume pour célébrer la victoire.
– Oui, tu as gagnĂ©, rĂ©pondit la princesse, car il avait gagnĂ©. En son fort, elle Ă©tait bien heureuse car cette splendide victoire, qui ne souffre d’aucune discussion tant il est vrai qu’Akim avait dominĂ© cette compĂ©tition de la tĂŞte et des Ă©paules mĂŞme si un sauvetage de princesse n’est jamais gagnĂ© avant le coup de dragon final, allait bien ennuyer le roi son père. MalgrĂ© ses trente ans, en effet, elle adolesçait toujours, mais bon, va rester enfermĂ©e dans une tour sans que ça ait de consĂ©quences, aussi.
– Cool. Alors maintenant, je deviens une princesse ?
– Quoi ? Non. Tu montes sur le podium, je te fais un bisou sur la joue et après on se marie et je prends des amants, selon la tradition.
– Oh mais j’ai rien compris, lol.
– Tu voulais devenir une princesse ?
– Ben oui, sinon j’aurais pas coupĂ© la tĂŞte d’un dragon innocent.
– Bon ben du coup c’est moi qui te sauve ?
– Ouais, ok.
– Mais du coup, il faudrait que tu sois en danger.
– D’accord, je vais aller poster une photo du dragon sur un forum vegan.

Mais pendant ce temps, la royautĂ© avait Ă©tĂ© abolie. La princesse, qui, malgrĂ© tout, s’Ă©tait habituĂ©e Ă  ĂŞtre traitĂ©e comme une princesse, tomba en dĂ©pression. Akim, le fils du forgeron, qui Ă©tait enfin devenu une princesse, tomba en dĂ©pression. Le roi, Ă  qui on avait coupĂ© la tĂŞte avant de la planter sur une pique, tomba en dĂ©pression. Le marabout, qui avait gagnĂ© gros au jeu, tomba en cheval.

Après divers traitements psychologiques, plusieurs chutes dans la drogue, un mariage avec un poissonnier, un disque de rock’n’roll et un record du monde de cracher de noyaux de cerises, la princesse qui n’Ă©tait plus une princesse mais quand mĂŞme un peu parce qu’il faut bien remplir les pages des magazines dĂ©cida de tout plaquer pour aller vivre dans une communautĂ© dans le Vercors, elle vĂ©cut heureuse et eut beaucoup d’enfants, sans jamais toutefois savoir s’ils Ă©taient vraiment d’elle. C’est ballot.


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Pondu par raph le Tuesday 1 July 2014 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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