Bon pour ton poil - Der Blog, der lolt

Woo hoo

Chanson 2 – Flou.
(paroles via lacoccinelle.net)

I got my head checked

J’ai fait contrĂ´ler ma tĂŞte
Il s’agit donc d’une chanson de type mĂ©dical : le narrateur ressent de violentes cĂ©phalĂ©es après un concert d’Oasis et dĂ©cide d’en rĂ©fĂ©rer Ă  un mĂ©decin. C’est une attitude prudente.

By a jumbo jet

Par un jet jumbo
Dans les annĂ©es 90, la mĂ©decine Ă©tait balbutiante. Aujourd’hui, on utiliserait plutĂ´t un Boeing.

It wasn’t easy but nothing is
No

Cela n’a pas Ă©tĂ© facile. Mais rien ne l’est. Non.
Alors forcément, les examens de la tête, ça fait toujours un peu mal, mais très philosophe, le narrateur se souvient que pendant de temps-là, des enfants meurent de faim et des gens vont délibérément assister au concert de Saez.

Whoohoo!

Wouhou
Alors il se dit que finalement, ça ne va pas si mal. Il choisit d’exprimer sa joie.

When I feel heavy metal

Quand je sens le métal lourd

Mais tout de mĂŞme, le moment oĂą il faut faire passer la carlingue de l’avion Ă  travers le lobe frontal supĂ©rieur est un brin douloureux.

Whoohoo!
And I’m pins and I’m needles

Et je suis pin’s parlant TF1 Ă©pingles et aiguilles
Ça pique.

Whoohoo!
Well I lie and I’m easy

Eh bien ! Je mens, et c’est facile.
Mais comme il ne voudrait pas passer pour une mauviette, il fait semblant de rien.

All of the time I am never sure
Why I need you

Tout le temps, je ne suis jamais sĂ»r de pourquoi j’ai besoin de toi.
Soudain, il se demande s’il a bien fait de consulter ce docteur, qui a tout l’air d’ĂŞtre un charlatan.

Pleased to meet you

Enchanté !
Mais, comme il est anglais, il n’en oublie pas la politesse ! Prenez-en de la graine.

I got my head down
When I was young

J’avais la tĂŞte en bas quand j’Ă©tais jeune.
Soudain, rebondissement : on apprend le lourd passé de gymnaste du narrateur ! Serait-ce là la raison de ses soucis de santé ?

It’s not my problem
It’s not my problem

Ce n’est pas mon problème. Ce n’est pas mon problème !
Peut-ĂŞtre. Mais il s’en fout.

Whoohoo!

Wouhou !
D’ailleurs, il a l’air plutĂ´t bien portant, non ?

When I feel heavy metal
Whoohoo!
And I’m pins and I’m needles
Whoohoo!
Well, I lie and I’m easy
All of the time and I’m never sure
Why I need you
Pleased to meet you

C’est une très belle chanson porteuse d’espoir et de woohoo grâce aux progrès de la mĂ©decine.


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Pondu par raph le Sunday 28 July 2013 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Mashed pumpkins

Parfois, des groupes de rock se reforment, vingt ans après. Aucune loi ne peut l’empĂŞcher. Les scientifiques voient Ă  cela trois raisons principales : l’ennui, la piscine du petit qui a besoin d’une deuxième couche de peinture, le constat inĂ©luctable que le temps passe et que ça fait bien cinq ans qu’on n’a plus pecho de groupie, et encore, elle avait confondu avec Liquido.

En gĂ©nĂ©ral, le public y va quand mĂŞme. Et mĂŞme, il apprĂ©cie. MalgrĂ© les kilos en plus, malgrĂ© l’Ă©vident plaisir d’ĂŞtre lĂ  mais si on pouvait se dĂ©pĂŞcher un peu, y a une rediffusion des Experts ce soir, alors pour les rappels, on les fera un autre soir, bisous, malgrĂ© le fait que du groupe d’origine, il n’y a en fait plus qu’un roadie, malgrĂ© cette insistance malsaine Ă  vouloir jouer des titres du dernier album.

Imagine si tout le monde faisait pareil. Imagine.

– Bonjour, je viens trier les cornichons !
– Monsieur ? Ça fait quinze ans que l’usine a fermĂ©.
– Ah zut, parce que ç’avait Ă©tĂ© mon premier job d’Ă©tudiant et je voulais faire une tournĂ©e d’adieux.
– Ah. Bon. Ben adieu.
– J’Ă©tais douĂ©, vous savez ! 93% de cornichons positifs !
– Il faut partir.
– Vous fabriquez quoi, maintenant ?
– Des trombones.
– Je peux les trier ?

***

– Rodomund, viens te coucher !
– Je peux pas, je potasse l’histoire, lĂ .
– Hein ?
– Oui, j’ai dĂ©cidĂ© de repasser le bac. Mais cette fois, je gagne.
– Tu veux pas juste ouvrir un blog et faire un faux corrigĂ© du bac philo, comme tout le monde ?

***

« Terrible nouvelle. L’ancienne championne de tennis Martina Hingis aurait Ă©tĂ© surprise errant seule avec une machine Ă  laver près d’un court de tennis et balbutiant “Je vais tenter un seizième comeback”. Elle Ă©tait poursuivie par une horde de journalistes de L’Equipe qui voulaient savoir s’ils pouvaient titrer “Martina se remet sur les rails”. »

***

– Alors, qu’est-ce qui vous a poussĂ© Ă  faire ce come-back ?
– Pardon ?
– Un come-back, c’est par exemple quand on avait disparu et on se reforme le temps d’une tournĂ©e. En français, ça s’appelle reviens, mais comme c’est dĂ©jĂ  un nom de stylo on prĂ©fère dire come-back.
– J’entends bien mais il ne s’agit pas d’un come-back puisque nous n’Ă©tions jamais partis.
– Vous ĂŞtes dans le dĂ©ni.
– La malice.
– Non. Alors pourquoi ce come-back ?
– Je vous jure que… Bon et bien, souvent, le public nous demandait quand les BB Brunes se reformeraient et…
– Ah mais vous ĂŞtes les BB Brunes, ok, pas les Forbans ! Pardon ! Bon ben je dois vous laisser.


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Pondu par raph le Thursday 25 July 2013 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.

Stage up

Il y eut d’abord l’incident du Montreux Jazz. Une bĂŞte erreur, Ă  peine de quoi agiter un peu des journalistes plongĂ©s dans la torpeur estivale. Puis cette blague de potache dans une rĂ©daction californienne. Des maladresses, mais rien de bien mĂ©chant.

C’est ce qu’on se disait Ă  l’Ă©poque.

Puis les incidents se multiplièrent, se radicalisèrent. Les louches de strychnine malencontreusement lâchĂ©e dans le cafĂ© matinal. Les attentats Ă  la photocopieuse piĂ©gĂ©e. Partout dans le monde, les stagiaires se rebellaient. Ils Ă©taient nombreux, ils Ă©taient dĂ©terminĂ©s, ils Ă©taient organisĂ©s. C’est Ă©videmment en France, oĂą ils reprĂ©sentaient, Ă  l’Ă©poque, 50% de la population active, que leur action fut la plus rapide.

Ils Ă©taient partout. Dans les bureaux, dans les rĂ©dactions, Ă  la Maison-Blanche, impossible d’Ă©chapper aux stagiaires. Très vite, ils prirent le contrĂ´le de la plupart des grandes entreprises. Puis du monde entier.

Nous pensions “ça ne va pas durer, ils vont demander une augmentation ou des jours de congĂ© et ils vont se lasser”. Mais ils avaient pris goĂ»t au pouvoir. Ils ne voulaient pas le lâcher. Ils n’en faisaient pas grand chose, pourtant. Ils continuaient d’agir comme ils l’avaient toujours fait : avec Ă©normĂ©ment de zèle et d’application, ils mettaient Ă  jour leur statut Facebook ou regardaient fixement le temps passer. Ils ne prenaient jamais la moindre initiative, ils faisaient toujours un peu la gueule. Finalement, cela nous rappelait pas mal le monde d’avant alors nous ne fĂ®mes rien. Nous leur apportâmes leur cafĂ©.

Mais avec de grands pouvoirs vient une grande ivresse du pouvoir et c’est lĂ  qu’ils faillirent : ils se mirent Ă  engager des stagiaires.


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Pondu par raph le Thursday 18 July 2013 oui je sais la date est en anglais, c'est parce que je suis trop hype dans ma tęte.
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